Canicule 2026 : près de 1.000 décès supplémentaires recensés par Santé publique France
Canicule : 1.000 décès de plus que la normale selon SpF

Alors que les températures redeviennent enfin respirables sur une partie du pays ce dimanche 28 juin 2026 après onze jours d'une chaleur historique, Santé publique France dévoile un premier bilan lourd. Environ 1.000 décès supplémentaires par rapport à la normale ont été recensés depuis mercredi, a annoncé l'agence nationale de santé publique, prévenant que le bilan réel est voué à s'alourdir.

Un épisode plus intense qu'en 2003

La France retrouve dimanche des températures plus respirables après 11 jours de canicule historique, d'ores et déjà considérée comme plus intense que l'épisode emblématique de 2003. Mais l'effet à retardement de la chaleur sur les organismes maintient les services hospitaliers et d'urgence sous extrême tension à travers tout le territoire. Aucun bilan chiffré n'avait pour l'heure été donné, mais la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déjà prévenu samedi qu'un nombre de décès « supérieur à la normale » était observé.

Des chiffres alarmants

« Depuis le 24 juin, environ 1.000 décès supplémentaires -chiffres non consolidés- ont été observés par rapport aux décès observés les mois précédents », a annoncé Santé publique France, évoquant par ailleurs une hausse de 40 % des seuls décès à domicile. L'agence fait courir ses observations à partir de mercredi, date où la canicule s'est intensifiée avec des températures dépassant 40°C à travers le territoire. « Plus de 1.200 décès -toutes causes- ont été enregistrés pour la journée du 24 juin et plus de 1.400 décès quotidiens les 25 juin et 26 juin », explique l'agence. « À titre comparatif, on comptait autour de 900 à 1.000 décès par jour en avril/mai. »

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Les seniors en première ligne

L'augmentation des décès concerne « toutes les classes d'âges, rappelant que les effets de la canicule peuvent affecter toute la population », constate SpF. « Néanmoins, 85 % des décès observés concernent les personnes de 65 ans et plus ». Surtout, « une augmentation particulièrement marquée des décès à domicile est observée -de l'ordre de 40 %-, tout particulièrement en Ile-de-France », remarque l'agence, un phénomène qui avait déjà été redouté par les autorités sanitaires. Le bilan sera probablement plus lourd, puisque certains effets mettent parfois des jours à se faire sentir.

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