Le Dr Mathias Wargon, chef du service des urgences et du Smur de l'hôpital Delafontaine de Saint-Denis (93) et responsable de l'Observatoire des soins non programmés d'Ile-de-France, alerte sur la crise liée à la vague de chaleur qui frappe la France depuis une semaine. Selon les premières estimations de Santé publique France, cette canicule aurait déjà fait plus de 1 000 morts.
Une situation différente de 2003, mais préoccupante
Le médecin assure que la situation actuelle n'a rien à voir avec la canicule de 2003, qui avait causé près de 15 000 décès. Cependant, il déplore que le pays n'ait pas accéléré le déploiement de la climatisation, tant dans les hôpitaux que dans les espaces publics, souvent par idéologie.
Un appel à l'action
Selon le Dr Wargon, il est urgent d'investir dans des systèmes de refroidissement pour protéger les populations vulnérables, notamment les personnes âgées et les malades chroniques. Il souligne que les hôpitaux, déjà sous tension, sont particulièrement exposés. « Nous avons besoin de moyens concrets pour faire face à ces épisodes de chaleur extrême qui deviennent plus fréquents et plus intenses », a-t-il déclaré.
Des conséquences sanitaires graves
Les services d'urgence enregistrent une hausse significative des admissions pour coups de chaleur, déshydratation et complications cardiovasculaires. Les premières estimations de Santé publique France font état de plus de 1 000 décès liés à cette canicule, un chiffre qui pourrait encore augmenter.



