Face au réchauffement des cours d'eau, une vaste opération d'observation aérienne doit être menée cet été 2026 sur deux rivières lozériennes afin de mieux préserver les espèces les plus sensibles. La Fédération de Lozère pour la pêche et la protection du milieu aquatique (FDPPMA 48) prévoit de lancer une étude scientifique inédite sur le Tarn moyen et le bas Tarnon.
Un projet collaboratif pour comprendre l'impact des fortes chaleurs
Mené avec l'appui du bureau d'études Scimabio et des associations agréées de pêche concernées, ce projet vise à mieux comprendre l'impact des fortes chaleurs et des épisodes de sécheresse qui se multiplient ces dernières années. L'objectif est d'identifier les secteurs où l'eau reste naturellement plus fraîche lors des périodes estivales. Ces espaces, appelés refuges thermiques, jouent un rôle essentiel pour la survie de nombreuses espèces aquatiques, notamment la truite fario, particulièrement sensible à l'augmentation des températures.
Des images infrarouges depuis les airs
Pour repérer ces zones invisibles à l'œil nu, un ULM équipé d'une caméra thermique doit survoler les deux cours d'eau à la fin du mois d'août. La technologie infrarouge permettra de détecter avec précision les différences de température et de visualiser les apports d'eau fraîche provenant de sources, de résurgences ou d'affluents. Les informations recueillies serviront à établir une cartographie détaillée des températures sur les secteurs étudiés. Les résultats sont attendus à l'automne 2026.
Mieux orienter les actions de préservation
Cette photographie thermique du milieu aquatique doit permettre d'identifier les secteurs les plus sensibles et les plus stratégiques pour la biodiversité. Les données collectées constitueront un outil d'aide à la décision pour adapter les actions de gestion et de préservation des cours d'eau dans un contexte de changement climatique. L'opération représente un investissement de 47 729 €. Elle bénéficie du soutien financier de l'Agence de l'eau Adour-Garonne, du Parc national des Cévennes, de la Fédération nationale de la pêche en France et de la Région Occitanie. Les bénévoles des AAPPMA Quatre Rivières et des Gorges du Tarn sont également associés au projet.



