À La Motte, l'apiculteur Christophe Rouvier transforme ses 80 ruches en un pont entre nature et monde économique. Grâce à une idée originale, le parrainage de ruches, il associe des entreprises à ses colonies d'abeilles, leur offrant une manière concrète de soutenir la biodiversité tout en renforçant leur politique de responsabilité sociétale (RSE). Déjà quatre sociétés ont rejoint cette aventure, mêlant miel et engagement écologique.
Un apiculteur passionné depuis 2014
Christophe Rouvier, titulaire de sa carte d'apiculteur amateur depuis 2014, est devenu professionnel en 2025. Ce passage a accompagné le développement de son exploitation, passée de quelques ruches à 80 aujourd'hui. « C'est beaucoup plus simple aujourd'hui de travailler avec quatre-vingts ruches qu'avec les deux de mes débuts. Il y a mille choses à apprendre », confie-t-il. Son enthousiasme pour les abeilles séduit les entreprises, qui ne se contentent pas d'un simple sponsoring. « Ce qui leur plaît, au fond, ce n'est pas seulement le miel et les abeilles. C'est mon enthousiasme, ma passion pour les apidés. Certains insistent même pour que je vienne donner des conférences dans leurs locaux. »
Des immersions au cœur des ruchers
Le parrainage va bien au-delà d'un logo sur une ruche. Les salariés des entreprises partenaires sont invités à vivre une journée d'immersion sur les ruchers. Au programme : ouverture des ruches, découverte des transhumances, observation de la reine. « Chacun repart avec un autre regard, comprenant que chaque pot de miel est le fruit d'un vrai travail de la terre et des saisons », explique Christophe Rouvier. Cette expérience permet de remettre les mains dans le vivant, un contraste fort avec les métiers de bureau.
Un métier entre nature et défis climatiques
Être apiculteur, c'est accepter de composer avec la nature. Cette année, la canicule a rappelé combien le métier reste suspendu aux caprices du ciel. Un métier physique qui contraste avec l'activité principale de Christophe Rouvier au sein d'un bureau d'études. « Ici, on porte les hausses, on manipule les cadres, on suit les floraisons. C'est fatigant, mais c'est un équilibre qui me fait du bien. Le stress n'est simplement pas le même. »
Des miels qui racontent le terroir
Toujours en quête de nouvelles saveurs, il fait voyager ses ruches au fil des floraisons pour proposer des miels aux caractères bien marqués : lavande, kumquat, bruyère… Chaque récolte raconte un terroir, une saison et le travail patient des butineuses. Les amateurs de miel peuvent retrouver ses produits sur le stand La Fée déco lors du marché nocturne de Saint-Raphaël, à l'épicerie du village, ainsi que sur son site internet Lou brusquié d'Artémis.
Un avenir tourné vers les abeilles
Christophe Rouvier envisage l'avenir avec optimisme. « Dans dix ans, je me vois toujours entouré d'abeilles. C'est là que je suis à ma place. » Son initiative de parrainage de ruches, alliant passion et engagement pour la biodiversité, semble appelée à se développer, attirant de nouvelles entreprises soucieuses de leur impact environnemental.



