À l’occasion de leur assemblée générale le 24 avril, les coprésidents de Nature environnement 17 (NE17) ont dressé le bilan de leurs actions pour préserver le vivant. « C’est aujourd’hui le jour du dépassement des ressources de la planète, on a fait un petit clin d’œil en organisant notre rencontre à cette date symbolique », a déclaré Alain Chabrolle, coprésident avec Pierrick Marion, lors de la réunion à Saint-Sornin.
Une association incontournable
Fondée il y a près de 60 ans, NE17 fêtera son anniversaire en 2027. Face au recul dramatique de la biodiversité qui s’accélère depuis les années 1970, l’association s’est structurée et professionnalisée sans jamais dévier de sa ligne directrice. Elle gère des sites naturels exceptionnels, comme la Réserve naturelle régionale de la Massonne à Saint-Sornin, décrite comme « un formidable laboratoire à ciel ouvert pour observer les effets du changement climatique ».
Des actions juridiques déterminées
Protéger la nature exige parfois de quitter les bottes pour enfiler la robe d’avocat. La cellule juridique de NE17 a suivi une trentaine de dossiers contentieux en 2025. Le dossier de l’eau cristallise les tensions : après quinze ans de lutte, la justice a annulé les autorisations des cinq méga-bassines sur le Mignon (La Laigne, La Grève, Cram-Chaban). En juillet 2025, le tribunal correctionnel de La Rochelle a condamné des irrigants pour exploitation illégale, grâce à des survols en ULM des membres de l’association. Concernant les projets éoliens offshore d’Oléron, NE17 prévient qu’elle ira « jusqu’au Conseil d’État » si nécessaire.
Dialogue et éducation
« Nous ne sommes pas là seulement pour réagir ou contester, on est aussi là pour construire, dans le dialogue, un monde vivable », nuance Alain Chabrolle. L’association siège dans plus de quarante commissions dédiées aux sites classés et suit les activités du Grand Port maritime et les dragages départementaux. Sur la santé environnementale, la lutte contre les pesticides et pour la qualité de l’eau reste prioritaire. « Une de nos grandes priorités, c’est l’éducation à l’environnement », conclut le coprésident, soulignant que la transmission est essentielle pour changer les mentalités.



