Recul des forêts primaires tropicales : le ralentissement s'amorce
Forêts primaires tropicales : recul en ralentissement

La déforestation des forêts primaires tropicales a ralenti en 2025, mais la tendance reste préoccupante. Selon un rapport publié ce mercredi 29 avril par le World Resources Institute (WRI) et l’Université du Maryland, la perte de ces écosystèmes uniques a diminué de 15% par rapport à l’année précédente, passant de 3,7 millions à 3,1 millions d’hectares. Ce chiffre, bien qu’encore élevé, marque une première inflexion après plusieurs années de hausse.

Des progrès notables au Brésil et en Colombie

Le Brésil, qui concentre à lui seul près de 40% des forêts primaires tropicales mondiales, a vu sa perte annuelle baisser de 25%, à 1,2 million d’hectares. Cette amélioration est attribuée aux politiques de l’administration Lula, qui a renforcé les contrôles et les sanctions contre la déforestation illégale en Amazonie. De son côté, la Colombie a enregistré une baisse spectaculaire de 40% de sa perte de forêts primaires, grâce à des accords de paix avec les groupes armés et à des programmes de développement alternatif.

Des points noirs persistent

Malgré ces avancées, d’autres pays continuent de voir leur couvert forestier diminuer dangereusement. La République démocratique du Congo (RDC) a perdu 500 000 hectares de forêts primaires en 2025, soit une augmentation de 5% par rapport à l’année précédente. L’exploitation minière, l’agriculture sur brûlis et l’expansion des plantations de palmiers à huile sont les principales causes de cette déforestation. La Bolivie, quant à elle, a vu ses pertes grimper de 30%, atteignant 300 000 hectares, en raison de l’extension des cultures de soja et de l’élevage bovin.

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Un objectif mondial encore lointain

En 2021, plus de 140 pays se sont engagés à stopper et inverser la déforestation d’ici 2030. Or, le rythme actuel de réduction est encore insuffisant pour atteindre cet objectif. Selon les experts, il faudrait réduire les pertes de 10% par an pour être sur la bonne trajectoire. “Nous voyons des signes encourageants, mais la bataille est loin d’être gagnée”, commente Frances Seymour, chercheuse au WRI. “Les forêts primaires sont irremplaçables pour la biodiversité et le climat. Chaque hectare perdu est une catastrophe.”

L’importance des forêts primaires

Les forêts primaires, aussi appelées forêts anciennes, n’ont jamais été perturbées par l’homme. Elles abritent une biodiversité exceptionnelle et stockent d’immenses quantités de carbone. Leur destruction contribue à l’effet de serre et à l’extinction d’espèces. “Protéger ces forêts est essentiel pour respecter l’accord de Paris sur le climat”, rappelle Seymour.

En conclusion, si le ralentissement de la déforestation est une bonne nouvelle, il ne faut pas relâcher les efforts. Les pays développés doivent soutenir financièrement les nations forestières pour les aider à mettre en place des modèles de développement durable. La lutte contre la déforestation est un enjeu global qui nécessite une mobilisation collective.

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