Une ascension fulgurante à l'Hôtel de Ville
En quatre ans, Lamia El Aaraje a gravi les échelons de la mairie de Paris à une vitesse impressionnante. Successivement adjointe au handicap, puis à l'urbanisme, elle vient d'être nommée Première adjointe d'Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de la capitale. À 39 ans, cette socialiste assume pleinement son caractère bien trempé, décrit comme celui d'un bulldozer par ses proches.
Son installation dans le bureau prestigieux offrant une vue sur la rue de Rivoli et la forêt urbaine du parvis de l'Hôtel de Ville marque une nouvelle étape dans sa carrière politique. Un choix qualifié de naturel par l'entourage du maire, après une campagne électorale où elle s'est particulièrement distinguée.
Une figure respectée et clivante
Lamia El Aaraje ne laisse personne indifférent. Elle est respectée, crainte ou détestée, mais indéniablement talentueuse, confie un collègue. Son style direct et sa détermination lui ont valu une réputation de femme forte, capable de bousculer les habitudes. Au sein du Parti socialiste parisien, elle codirige le courant anti-Faure, ce qui témoigne de son influence croissante.
Mère de deux jeunes enfants, elle parvient à concilier vie familiale et responsabilités politiques. Ses opposants eux-mêmes reconnaissent sa légitimité. Elle était la plus compétente et la plus légitime pour ce poste, admet Emma Rafowicz, conseillère de Paris.
Une loyauté reconnue par ses alliés
Les partenaires de l'union de la gauche saluent également cette nomination. David Belliard, maire écologiste du 11e arrondissement, la décrit comme fiable, engagée et loyale. Aucune objection n'a été soulevée lorsque le poste lui a été proposé, deux jours après la victoire électorale.
Cette sociale-démocrate convaincue incarne le renouveau d'une gauche parisienne en quête de figures fortes. Son ascension rapide et sa capacité à fédérer, malgré les critiques, en font une personnalité politique à suivre de près dans les années à venir.



