Le parquet antiterroriste demande un procès pour l'assaillant du 2 décembre 2023
Le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis, ce jeudi 24 avril 2026, la tenue d'un procès devant la cour d'assises spéciale de Paris à l'encontre d'Armand Rajabpour-Miyandoab, l'homme de 26 ans qui avait poignardé mortellement un touriste germano-philippin et blessé deux autres personnes près de la tour Eiffel, le 2 décembre 2023. L'acte d'accusation, qui devrait être examiné par le juge d'instruction dans les prochaines semaines, retient les qualifications d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, de tentatives d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique et de participation à une association de malfaiteurs terroriste.
Un profil radicalisé suivi par les services de renseignement
Armand Rajabpour-Miyandoab, né à Paris de parents iraniens, était déjà connu des services de renseignement pour sa radicalisation islamiste. Il avait été condamné en 2018 pour avoir projeté de se rendre en Syrie. Placé sous contrôle judiciaire, il était suivi par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Le soir de l'attaque, il avait diffusé une vidéo de revendication sur les réseaux sociaux, affirmant agir au nom de l'État islamique. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui un couteau et des documents faisant l'apologie du djihad.
Un procès très attendu par les victimes
Les parties civiles, représentées par Mes Sarah Mauger-Poliak et Antoine Ory, ont salué la décision du parquet. "C'est une étape importante pour les victimes et leurs proches, qui attendent que la justice soit rendue", a déclaré Me Mauger-Poliak. Le procès, qui pourrait durer plusieurs semaines, devrait se tenir à la fin de l'année 2026 ou au début de 2027. Il s'agira de l'un des premiers procès pour terrorisme islamiste depuis les attentats de 2015 et 2016.
L'avocat de l'accusé, Me Vincent Brengarth, n'a pas souhaité commenter la décision du parquet. Son client encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L'audience de mise en accusation devrait avoir lieu dans les prochains mois devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.



