Aux États-Unis, la contestation contre les data centers s'intensifie
Contestation croissante contre les data centers aux États-Unis

Lundi 27 juillet, à Milford, dans le Michigan, alors que Donald Trump vantait le retour de la production manufacturière aux États-Unis, six militants munis de pancartes « Stop Data Centers » ont interrompu son discours en criant : « Non aux data centers, les gens paient l’addition ». Cette scène, en apparence anecdotique, illustre la montée en puissance de l’opposition à la construction de nouveaux centres de données, ces « usines » de la révolution de l’intelligence artificielle.

Un retournement de l’opinion publique

Il y a tout juste un an, 43 % des Américains se disaient encore favorables à l’installation d’un data center près de chez eux. Neuf mois plus tard, ce chiffre est tombé à 21 %. Cette chute spectaculaire de l’adhésion populaire reflète une inquiétude croissante face à l’implantation massive de ces infrastructures.

Des projets d’investissement perturbés

Les conséquences se font sentir sur le terrain. Au premier trimestre 2026, au moins 75 projets représentant environ 130 milliards de dollars d’investissements auraient été perturbés, selon le Data Center Watch. Ces perturbations témoignent d’une résistance organisée qui ne se limite plus à des actions isolées.

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Une contestation qui gagne l’Europe

En France et en Europe, la contestation gagne également du terrain, même si elle n’atteint pas encore l’ampleur observée outre-Atlantique. Les opposants, souvent regroupés en collectifs locaux, dénoncent notamment la consommation énergétique et l’impact environnemental de ces centres, ainsi que les répercussions sur les factures d’électricité des habitants.

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