L'épisode de canicule survenu en juin 2026 en France a entraîné un excès de mortalité de 5 764 décès, selon un bilan publié par Santé publique France ce mercredi 22 juillet. Ce chiffre représente une hausse de 12 % par rapport à la mortalité attendue pour cette période.
Un impact majeur sur les seniors
Les personnes âgées de 75 ans et plus sont les plus touchées, avec 4 523 décès supplémentaires, soit 78 % de l'excès total. Les régions les plus affectées sont l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Selon le Dr. Anne Laporte, épidémiologiste à Santé publique France, "cet épisode rappelle la vulnérabilité des personnes âgées face aux fortes chaleurs. Malgré les dispositifs de prévention, la canicule reste un événement sanitaire majeur."
Comparaison avec les canicules précédentes
L'excès de mortalité de juin 2026 est inférieur à celui de la canicule d'août 2003 (15 000 décès) mais supérieur à celui de juillet 2019 (1 500 décès). Les températures maximales ont atteint 42 °C dans le sud du pays, avec des nuits particulièrement chaudes.
Santé publique France souligne que 60 % des décès sont survenus dans les trois premiers jours de l'épisode, indiquant un effet rapide de la chaleur sur les organismes fragiles.
Mesures de prévention et recommandations
Face à ces chiffres, les autorités sanitaires rappellent l'importance des gestes de prévention : boire régulièrement de l'eau, éviter les sorties aux heures les plus chaudes, et maintenir les logements au frais. Un plan canicule national a été activé en juin, avec des numéros verts et des visites aux personnes isolées.
Le ministre de la Santé a annoncé le renforcement du dispositif pour l'été 2027, avec notamment le déploiement de capteurs de température dans les logements des personnes âgées. "Chaque décès est une tragédie évitable", a-t-il déclaré.
Conséquences à long terme
Au-delà de la mortalité directe, la canicule a également provoqué une augmentation des hospitalisations pour coups de chaleur et déshydratation, avec 3 200 admissions supplémentaires. Les services d'urgence ont été saturés dans plusieurs départements.
Santé publique France prévoit de publier un rapport détaillé à l'automne, analysant les facteurs de risque et les disparités territoriales. L'agence insiste sur la nécessité d'adapter les villes au changement climatique, notamment par la végétalisation et la rénovation thermique des bâtiments.



