Le ZooParc de Beauval, dans le Loir-et-Cher, a officiellement abandonné son projet d'accueillir les huit dauphins du Marineland d'Antibes. La direction du parc a annoncé sa décision lundi 24 août, invoquant des conditions d'accueil qui ne correspondaient pas à ses exigences éthiques. Ce renoncement met un terme à plusieurs mois de négociations et de préparatifs pour le transfert des cétacés.
Un projet longuement étudié puis abandonné
Le projet de transfert des dauphins de Marineland vers Beauval était envisagé depuis la fermeture annoncée du parc aquatique antibois. Beauval, qui avait déjà accueilli des orques et des dauphins dans le passé, semblait être une destination privilégiée. Les équipes du ZooParc avaient d'ailleurs réalisé des études approfondies sur les infrastructures nécessaires et les soins à prodiguer aux animaux.
Selon un communiqué publié par le parc, la décision a été prise après une analyse détaillée des conditions d'accueil possibles. Beauval estime que son bassin actuel ne permettait pas d'offrir aux dauphins un environnement suffisamment adapté à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Le parc a donc préféré renoncer plutôt que de compromettre le bien-être des animaux.
Les conséquences pour les dauphins et Marineland
Cette décision laisse les huit dauphins du Marineland dans l'incertitude. Le parc d'Antibes, qui doit fermer ses portes, cherche toujours des solutions de relogement pour ses cétacés. Plusieurs autres structures en Europe ont été contactées, mais aucune n'a encore confirmé son accord.
Les associations de protection animale, qui suivaient de près ce dossier, ont salué la décision de Beauval. Elles estiment que le transfert vers un bassin non adapté aurait été préjudiciable aux animaux. Selon elles, cette décision pourrait inciter d'autres parcs à revoir leurs projets d'accueil.
Un avenir incertain pour les cétacés
Le sort des dauphins reste donc en suspens. Marineland, qui doit cesser son activité, doit trouver une solution avant la fin de l'année. Les options envisagées incluent un transfert vers un sanctuaire marin ou un autre delphinarium, mais aucune piste concrète n'a été confirmée à ce jour.
Le ZooParc de Beauval, de son côté, a précisé qu'il restait ouvert à d'autres formes de coopération pour la protection des cétacés, mais qu'il ne souhaitait pas s'engager dans un projet qui ne garantirait pas des conditions optimales. Cette décision marque un tournant dans la réflexion sur la captivité des dauphins en France.



