Le ZooParc de Beauval (Loir-et-Cher) a annoncé, mardi 18 février, qu'il renonçait à accueillir les huit dauphins du Marineland d'Antibes (Alpes-Maritimes). La direction du parc, dirigée par Rodolphe Delord, a justifié cette décision par l'impossibilité de garantir des conditions d'accueil conformes à ses exigences en matière de bien-être animal.
Un projet abandonné après plusieurs mois de réflexion
Le projet, évoqué depuis plusieurs mois, visait à transférer les cétacés du parc aquatique antibois, contraint de fermer ses portes en janvier 2025 en raison de la loi sur la fin des delphinariums en France. Beauval avait été pressenti comme l'une des destinations possibles, aux côtés d'autres structures en Europe.
Dans un communiqué, le ZooParc a indiqué que « les conditions d'accueil ne permettaient pas de répondre aux besoins physiologiques et comportementaux des dauphins ». Cette décision met un terme aux spéculations sur un transfert vers la Sologne, qui avait suscité des réactions contrastées parmi les associations de protection animale.
Les dauphins de Marineland toujours sans solution
Les huit grands dauphins, âgés de 12 à 20 ans, restent donc dans le bassin du Marineland, dont la fermeture définitive est prévue pour le 31 mars 2025. Le parc, qui employait 350 salariés, a déjà entamé la procédure de cession de ses animaux, mais le sort des cétacés demeure incertain.
Le gouvernement avait chargé une mission de trouver des solutions de relogement, mais les options se réduisent. Plusieurs parcs européens, notamment en Espagne et en Italie, ont manifesté leur intérêt, mais aucun accord n'a été conclu à ce jour. Les associations, comme One Voice ou le Réseau Cétacés, réclament un sanctuaire en mer, solution privilégiée par les défenseurs des animaux.
Beauval recentre ses priorités sur la conservation
Pour Beauval, ce renoncement s'inscrit dans une stratégie de recentrage sur ses missions de conservation et de recherche. Le parc, qui accueille plus de 1,6 million de visiteurs par an, a investi dans des programmes de reproduction d'espèces menacées, comme les pandas géants ou les lamantins.
Rodolphe Delord a rappelé que « la priorité de Beauval est de garantir le bien-être de ses 10 000 animaux, et non d'augmenter son cheptel ». Le parc ne ferme toutefois pas la porte à d'autres formes de collaboration avec Marineland, notamment pour le transfert de certaines espèces de poissons ou de reptiles.
La situation des dauphins d'Antibes reste donc en suspens, à moins de deux mois de la fermeture du parc. Les autorités locales et le ministère de la Transition écologique poursuivent leurs recherches de solutions, mais le temps presse pour offrir un avenir aux huit cétacés.



