À Barcelone, la Sagrada Familia, chef-d'œuvre inachevé d'Antoni Gaudí, attire chaque année des millions de visiteurs. Mais pour les habitants du quartier, cette affluence est devenue un cauchemar. « C'est comme vivre dans un parc thématique surpeuplé », témoigne Marta, résidente de la zone depuis vingt ans.
Un quotidien perturbé
Les rues autour de la basilique sont constamment bondées. Les files d'attente s'étendent parfois sur plusieurs centaines de mètres, bloquant les accès aux commerces de proximité et aux habitations. « On ne peut plus sortir de chez soi sans se heurter à des hordes de touristes », déplore Jordi, un voisin. Le bruit est permanent, entre les groupes guidés, les selfies et les klaxons des bus touristiques.
Des conséquences économiques et sociales
Les petits commerces locaux peinent à survivre, remplacés par des boutiques de souvenirs et des chaînes de restauration rapide. Les loyers ont flambé, poussant les familles à quitter le quartier. « On perd notre identité », s'alarme une association de riverains. La mairie de Barcelone tente de réguler le flux, mais les mesures restent insuffisantes.
- Augmentation des nuisances sonores et de la pollution.
- Difficultés de stationnement et de circulation.
- Hausse des prix de l'immobilier.
Les habitants réclament des actions concrètes : limiter le nombre de visiteurs, instaurer des créneaux horaires pour les riverains, et diversifier l'offre touristique vers d'autres quartiers. « Nous ne sommes pas contre le tourisme, mais il doit être respectueux de notre vie quotidienne », conclut Marta.



