Le monde mange mieux, mais l'impact sur la santé reste inégal
Le monde mange mieux, mais l'impact sur la santé reste inégal

Une nouvelle étude révèle que la qualité de l'alimentation s'est améliorée à l'échelle mondiale au cours des dernières décennies, mais les bénéfices pour la santé restent très inégaux selon les régions. Selon les chercheurs, la consommation d'aliments plus sains a augmenté dans de nombreux pays, tandis que les habitudes alimentaires dans les nations les plus pauvres stagnent ou régressent.

Une amélioration globale, mais des disparités marquées

L'analyse, publiée par des scientifiques de l'Université de Tufts, montre que le score moyen de l'alimentation mondiale est passé de 30,3 points en 1990 à 40,3 points en 2018 sur une échelle de 0 à 100. Cette progression est principalement due à une consommation accrue de fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes, ainsi qu'à une réduction de la consommation de sucre et de viande rouge dans les pays développés.

Cependant, les auteurs soulignent que les progrès sont beaucoup plus lents en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et dans certaines parties de l'Amérique latine. Dans ces régions, l'accès limité à des aliments nutritifs et abordables freine l'amélioration de la qualité alimentaire.

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Un impact sanitaire contrasté

Les chercheurs notent que les améliorations alimentaires ont contribué à réduire le nombre de décès liés à une mauvaise alimentation dans les pays à revenu élevé, mais que dans les pays à faible revenu, les maladies non transmissibles liées à l'alimentation, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires, continuent d'augmenter. "Nous constatons que les progrès sont réels, mais ils ne profitent pas à tout le monde de la même manière", a déclaré le Dr. Dariush Mozaffarian, auteur principal de l'étude.

Selon l'étude, les pays comme la France, l'Italie et le Japon ont enregistré les meilleurs scores, tandis que les pays comme le Tchad, le Nigeria et l'Inde ont les scores les plus bas. L'écart entre les pays les mieux et les moins bien notés s'est creusé au fil du temps.

Des politiques alimentaires nécessaires

Les auteurs appellent à des politiques publiques plus ciblées pour réduire les inégalités alimentaires. "Il ne suffit pas de produire plus d'aliments sains, il faut aussi les rendre accessibles et abordables pour tous", a ajouté Mozaffarian. L'étude recommande des subventions pour les fruits et légumes, des taxes sur les aliments transformés et une meilleure éducation nutritionnelle.

En conclusion, bien que le monde mange mieux dans l'ensemble, les disparités persistent et nécessitent une action coordonnée pour garantir que les progrès profitent à l'ensemble de la population mondiale.

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