Hyperphagie boulimique : le combat d'une mère pour sa fille
Hyperphagie boulimique : le combat d'une mère

Un trouble alimentaire qui s'installe insidieusement

Sandra, 32 ans, souffre d'hyperphagie boulimique, un trouble du comportement alimentaire (TCA) caractérisé par des crises de boulimie sans comportement compensatoire pour prévenir la prise de poids. Dans ce témoignage poignant, elle raconte comment la maladie s'est installée progressivement et comment elle vit sa maternité avec cette pathologie.

« Pour être honnête, je ne sais pas comment tout a commencé. J’ai eu la chance d’avoir une vie sans événement dramatique et pendant mon adolescence, les réseaux sociaux n’avaient pas une place aussi ancrée qu’aujourd’hui. Peut-être avais-je une prédisposition en moi. Ou peut-être est-ce lié à ma personnalité, parfois extrême, adepte du tout ou rien. Ma maladie s’est installée petit à petit, sur plusieurs années, sans que je m’en rende compte, et j’en souffre encore aujourd’hui, à 32 ans. »

Des habitudes alimentaires précoces

Enfant, Sandra était habituée aux plats surgelés, une habitude qu'elle a conservée en vivant seule dès 17 ans. Les aliments sucrés comme les tartines au beurre, le chocolat ou le beurre de cacahuète étaient ses préférés. Peu à peu, les crises d'hyperphagie ont commencé, des épisodes où elle se sentait incapable de s'arrêter de manger.

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« J’avais l’impression que si je m’arrêtais de manger, j’allais mourir », confie-t-elle. Ces crises étaient accompagnées d'une honte immense et d'un sentiment de perte de contrôle.

La grossesse : un tournant difficile

Lorsqu'elle est tombée enceinte, Sandra a dû faire face à ses peurs. La grossesse a été une période de vulnérabilité où les crises ont repris de plus belle. « Je voulais tout faire pour que mon bébé soit en bonne santé, mais je n'arrivais pas à contrôler mes pulsions », explique-t-elle. Après la naissance de sa fille, la peur de transmettre ce trouble à son enfant est devenue omniprésente.

« Je veux tout faire pour que ma fille n’endure pas cette souffrance », insiste Sandra. Elle a donc entrepris une thérapie et suit un suivi médical pour tenter de briser le cycle de la maladie.

Un combat quotidien

Aujourd'hui, Sandra se bat chaque jour pour offrir à sa fille une relation saine avec la nourriture. Elle cuisine davantage, évite les aliments ultra-transformés et essaie de modéliser un comportement alimentaire équilibré. Malgré les rechutes, elle garde espoir et souhaite que son témoignage puisse aider d'autres personnes souffrant de TCA à ne pas se sentir seules.

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