Au terme du Blue Economy & Finance Forum 2026 à Monaco, les organisateurs dressent un bilan prometteur. Après deux jours d'échange au Grimaldi Forum les 28 et 29 mai 2026, les organisateurs du Blue Economy & Finance Forum (BEFF) constatent que la finance bleue évolue positivement, mais que le défi de la structuration reste à surmonter.
Un outil pour la mise en action
Romain Ciarlet, CEO de la Fondation Prince Albert II, et Robert Calcagno, directeur général de l'Institut océanographique de Monaco, ont clos la deuxième édition de l'événement avec un message axé sur le degré de maturité de la finance bleue. Pour Romain Ciarlet, le forum confirme la convergence de quatre dynamiques : une mobilisation croissante des investisseurs, une innovation technologique rapide, un consensus scientifique sans précédent et une prise de conscience plus nette. Son bilan se résume en une formule : « Les solutions existent. Les capitaux existent. L'innovation existe. Le défi réside désormais dans l'ampleur de l'ambition, de la collaboration et de la mise en œuvre. »
Robert Calcagno insiste sur le changement de regard : opposer développement économique et protection des océans n'a plus de sens. Il inscrit le BEFF dans le continuum de la Monaco Blue Initiative (MBI), organisée le 27 juin 2026 au Musée océanographique. Il différencie les deux événements : « Alors que la MBI vise à l'élaboration d'un cadre de gouvernance de haut niveau, le BEFF cherche à agir comme moteur opérationnel qui transforme ce cadre en actions concrètes et finançables. »
Accélérer le mouvement
Dans leurs conclusions, les deux dirigeants convergent vers un même diagnostic : la réussite du forum se mesurera à sa capacité à faire émerger des projets financés et des coopérations durables. « Il est temps d'entrer dans une nouvelle phase, celle de la mise en œuvre, celle de l'accélération », insiste Robert Calcagno, appelant à ancrer le BEFF comme une référence mondiale pour le secteur.
Romain Ciarlet s'est réjoui de voir s'unir différents acteurs pour répondre au problème majeur : la structuration du marché avec des systèmes permettant de regrouper les institutions publiques, les investisseurs et les entreprises d'innovation. Pour les deux hommes et les institutions qu'ils représentent, ce bilan 2026 ressemble à une feuille de route pour l'avenir, moins sur la force des discours que sur la réalité des actions.



