Ce vendredi 28 août à partir de 21 heures, quatre équipes s'affrontent sur la piste des arènes Sanjuan à Lunel : Saint-Nazaire-de-Pézan, Lunel, Beaulieu et Mudaison. L'objectif pour chacune : soulever la coupe et remporter le chèque de 600 euros promis à l'équipe vainqueure. Les groupes arrivés en deuxième, troisième et quatrième positions recevront respectivement 400, 300 et 200 euros.
Six épreuves d'endurance et d'adresse
Pour décrocher la victoire, les participants se mesureront à six épreuves mêlant endurance et adresse. "Cette année, on aura droit à plusieurs parcours d'habileté, un toboggan de 5 mètres de haut et un rodéo mécanique", énumère Timothée Rodron, chargé de communication de l'association organisatrice. "On aura des épreuves avec des vachettes et d'autres sans. Et, bien sûr, le Mur pescalune à la fin."
Lors de cette épreuve finale, les participants doivent gravir le mur le plus rapidement possible à la seule force des bras. Les vachettes, fournies par la manade Vellas, déambuleront sur une piste décorée de plantes et d'arbres issus de la pépinière Pépisud. Une vingtaine de bénévoles seront chargés toute la soirée de monter et démonter les structures nécessaires. Aux platines, DJ Totof, accompagné au micro par Joris Alvarez et Philippe Montet, animera l'événement. Au total, 3 500 personnes sont attendues.
Saint-Nazaire vise une troisième victoire
Déjà deux victoires au compteur, les Saint-Nazairois ne viennent pas pour enfiler des perles. "C'est peut-être vantard mais on n'a peur de rien. On vient pour la troisième étoile sur le maillot !", prévient Lucas Calvet, le capitaine. L'équipe compte neuf hommes et une femme, âgés de 18 à 34 ans, prêts à tout pour grimper sur la première marche du podium.
"L'équipe change un peu par rapport à l'année dernière. Les plus âgés laissent la place à des plus jeunes qui avaient envie de participer. En fonction des profils, on choisit ensemble qui est plus apte à remporter chaque épreuve", explique Lucas Calvet. Une stratégie collective renforcée par un élément à ne pas négliger selon lui : "Ne pas faire l'apéro avant la compétition pour avoir les idées claires sur la piste !"
L'équipe tenante du titre compte une nouvelle fois sur les encouragements de ses supporters. "On est la plus petite ville mais on a la plus grosse tribune. Ça n'a l'air de rien, mais leur soutien compte beaucoup."
Lunel, l'hôte aux grandes ambitions
Les maîtres des lieux seront bel et bien les Lunellois. Portée par son capitaine Richard Guillermet, la formation locale pescalune, composée de neuf hommes et une femme, "dix monsieur et madame Tout-le-Monde", croit en ses armes. "On incarne plusieurs sports et on a des compétences physiques complémentaires, qui vont du grand costaud au petit agile", raconte le chef de file.
Avec des joueurs âgés de 20 à 41 ans, l'équipe représente avec assurance toute une diversité de profils et de catégories socioprofessionnelles, mais revendique son union par le même amour du maillot. "On se connaît tous, on travaille tous à Lunel. On est fiers de représenter les valeurs de notre ville et pour cela, on a à cœur de gagner", affirme Richard Guillermet. Et plus encore à domicile, où les Lunellois n'entendent pas faire figuration sur leur terrain de jeu. Le capitaine et ses acolytes comptent sur la ferveur de leur public : "On veut en faire un rassemblement populaire et clôturer l'été par un bel événement."
Beaulieu, soudée comme une famille
À Beaulieu, l'équipe engagée dans l'Arène des villes est avant tout une histoire d'amitié et de famille. Les dix participants, âgés de 23 à 30 ans pour une moyenne de 25 ans, se connaissent tous de longue date. "On est tous des copains toute l'année, on fait les quatre cents coups ensemble, on fait des apéros ensemble, on travaille ensemble, on fait tout ensemble", raconte Valentin Perret, le capitaine. Parmi eux, son petit frère de 23 ans, sa compagne, seule fille du groupe, et son meilleur ami, le plus âgé avec 30 ans.
Déjà présente l'an dernier, l'équipe avait atteint les demi-finales avant de terminer troisième. Cette fois, les Beaulieusois reviennent avec l'ambition de faire mieux et de détrôner Saint-Nazaire. Mais pas question de se mettre la pression : "Que de l'amusement, que du bon temps à prendre, que du plaisir", assure Valentin Perret. Avec leur "amour du clocher" comme principale motivation, les dix amis espèrent pousser l'aventure jusqu'à la victoire.
Une première pour Mudaison
Neuf hommes et une femme âgés de 18 à 33 ans, la plupart membres du comité des fêtes, dix amis passionnés de taureaux et de chevaux. Ainsi se présente l'équipe mudaisonnaise que pilotera Yoan Rubègue, ferronnier pendant 8 ans à Saint-Just et aujourd'hui agent municipal. "Nous sommes tous des amis, on aime tous la bringue et on est tous des bénévoles pour la fête du village. C'est d'ailleurs pour ça que nous n'avons pas pu participer à l'édition de l'an dernier car la soirée tombait pendant la fête de Mudaison."
Pour leur première participation, Yoan, Marvin, Baptiste, Florentin, Alexandre, Maëlle, Gautier, Cyril, Morgan et Romain sont "ultra-motivés. On vient avant tout pour s'amuser. Ensuite, on fera de notre mieux", résume le capitaine. Question stratégie, les Mudaisonnais ont misé sur trois solides sportifs pour l'épreuve cruciale du mur pescalune. "Ils font un peu plus attention que nous jusqu'à vendredi", glisse Yoan Rubègue. Cette soirée est également l'occasion de "faire bouger le village". Brice, Quentin et Ilan, initialement prévus dans l'équipe mais blessés pendant la fête de Mudaison, ont monté une équipe de supporters qui promet de faire du bruit dans les gradins. L'entrée est à 5 à 10 euros à la billetterie des arènes.



