École des Terres Bleues : label Éco-École niveau Or obtenu
Terres Bleues : label Éco-École Or obtenu

L'école primaire publique des Terres Bleues, située à Fontanilles (Mende), a obtenu la labellisation Or du programme Éco-École pour l'année 2025-2026. Cette distinction récompense huit années d'engagement des élèves en faveur du développement durable, depuis 2017.

Un engagement reconnu au niveau national

Le label Éco-École, porté par l'établissement depuis 2017, mobilise élèves, enseignants, personnels, associations de parents d'élèves, collectivités et associations locales. Au fil des ans, les élèves ont travaillé sur la biodiversité, les déchets, l'alimentation, l'eau, le climat et, pour cette année, la santé physique et mentale.

Les projets menés ont laissé des traces concrètes : un potager, des arbres fruitiers, le tri sélectif, la pesée des déchets, des portions ajustées à la cantine, un composteur, des mousseurs sur les robinets, ainsi qu'un système de récupération des eaux de pluie et de lavage des mains, réinjectées dans les toilettes, permettant une économie de 3 m³ par semaine.

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Une démarche citoyenne portée par les éco-délégués

Dès la rentrée, seize éco-délégués sont élus par leurs pairs. Régis Sarrut, directeur de l'école, souligne que cette élection apprend aux enfants les règles de la vie démocratique, même si certains sont déçus. "Les enfants prennent sur leur temps personnel pour améliorer la vie de l'école", ajoute-t-il.

Les éco-délégués ont mené une enquête auprès de leurs camarades sur des thèmes comme l'activité physique, l'environnement, l'alimentation, le confort et le climat scolaire. Ils ont identifié des atouts existants : EPS, école dehors, ateliers cuisine, temps calmes, brossage des dents, cohérence cardiaque, mobilier ergonomique, espaces de parole. Ils ont aussi prévu des rencontres avec une nutritionniste, les sapeurs-pompiers, le centre 15, les policiers et une association de sécurité routière.

Des problèmes identifiés et des solutions concrètes

L'enquête a révélé des irritants : bruit excessif, odeur des produits d'entretien, et le projet de cour Oasis inachevé. Chaque classe a approfondi une problématique : les CP ont mesuré le bruit, les CE1 ont étudié le sommeil et les écrans avec le Dr Gerbal, les CE2 ont analysé la qualité de l'air avec un agent municipal, et les plus grands ont exploré l'activité physique et les usages du numérique.

Les résultats montrent que l'accumulation des bruits est un facteur de mal-être, que les habitudes de sommeil sont globalement bonnes mais que les écrans sont parfois trop présents, et que les élèves souhaitent bouger davantage en récréation. En réponse, ils ont proposé des flashmobs, des jeux traditionnels, plus de végétalisation, l'aération des classes, des plantes vertes, des espaces calmes extérieurs, des balles de tennis sous les chaises, et des affiches de sensibilisation sur les écrans.

Les aménagements antérieurs ont été réparés ou modernisés. Cette démarche prend un relief particulier après les épisodes de canicule du printemps, qui rappellent l'importance de la santé, de la végétalisation et de la qualité de vie dans les écoles. En débattant, en consultant des spécialistes et en construisant des solutions, les enfants expérimentent l'engagement et la citoyenneté, essentiels pour les défis environnementaux, sanitaires et démocratiques à venir.

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