Publicité Bagages cabine, choix des sièges : les compagnies aériennes ne pourront plus vous imposer ces frais, voici ce qui va changer pour vos prochains voyages. Il y a du changement pour les voyages au sein de l’Union Européenne. Les compagnies aériennes devront limiter leurs options et peut-être réduire vos frais…
Un accord historique pour les passagers aériens
Après 13 ans de négociations, le Conseil de l’Union européenne et le Parlement sont parvenus ce lundi 15 juin à un accord sur les droits des passagers aériens. Et bonne nouvelle ! L’Union Européenne a privilégié la protection des passagers. Voici ce qu’il faut retenir des changements qui vont arriver.
Les fautes de frappe ne seront plus pénalisées
Faire rectifier des erreurs de nom pouvait coûter très cher chez certaines compagnies, jusqu’à 160 euros dans le cas de Ryanair. Désormais, les frais pour changer le nom sur un billet après une faute de frappe au moment de la réservation seront bannis.
Le prix du bagage cabine sera obligatoirement compris dans celui du billet
Les compagnies aériennes étaient nombreuses à afficher des prix « d’appel » permettant de proposer des tarifs très bas. L’accord obligera toutes les compagnies à afficher un prix comprenant le billet et un bagage à main en cabine. Le reste sera proposé en option plus loin dans la réservation.
L’indemnisation pour les retards est maintenue
L’accord maintient l’indemnisation de 250 à 600 euros, en fonction de la distance, en cas de retard de plus de trois heures à l’arrivée. Les compagnies aériennes l’ont combattue avec persévérance, en vain. Elle est issue d’un règlement européen de 2004 (« EU261 »), étendu par un arrêt de la Cour de Justice de l’UE en 2009 (« jurisprudence Sturgeon »). Des États membres étaient sensibles aux arguments du secteur, mais la protection reste en vigueur.
Voyager à côté de vos enfants ne sera plus une option payante
L’accord du 12 juin couvre d’autres sujets sensibles. L’Europe va interdire d’imposer aux parents qui veulent voyager à côté de leurs enfants mineurs de payer pour être certains d’être assis ensemble. Certains passagers seront mieux protégés : mineurs non accompagnés, femmes enceintes, personnes à mobilité réduite.
Des réclamations mieux encadrées
Les compagnies devront faciliter les démarches des voyageurs. Lorsqu’un retard peut ouvrir droit à compensation, elles devront en informer électroniquement les passagers dans les 96 heures suivant l’arrivée du vol. Toute demande devra faire l’objet d’un accusé de réception immédiat, puis d’un paiement ou d’une réponse motivée dans un délai de trente jours.
Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) s’est félicité de l’accord. « Nous avons évité le pire […] Le Parlement européen mérite d’être particulièrement salué pour être resté ferme dans sa défense des droits des passagers, alors que beaucoup de pays voulaient les amoindrir », a écrit son directeur général Agustin Reyna.



