Les trains pourront-ils circuler à nouveau normalement dès le 1er novembre sur l'axe Monaco-Vintimille ? C'est ce qu'espère Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Région en charge des Transports. Alors que la circulation des TER est perturbée depuis le 9 juillet, suite à l'accident d'une rame qui a endommagé une voie à Roquebrune-Cap-Martin, les travaux de réparation devraient prendre fin le 31 octobre.
Une avarie aux conséquences lourdes pour les usagers
Depuis le jeudi 9 juillet 2026, un incident sur une rame TER a provoqué une sorte de déraillement sans conséquence pour les passagers, mais a endommagé la voie sur environ un kilomètre à proximité de la gare de Roquebrune-Cap-Martin. Depuis, les trains sont contraints de ralentir à 10 km/h, ce qui engendre des retards sur toute la ligne Les Arcs-Vintimille.
Pour pallier ce ralentissement, la Région et SNCF Réseau ont adapté le plan de transport. Les gares de Roquebrune-Cap-Martin et Carnolès ne sont plus desservies que par un train sur quatre par heure dans le sens Nice-Vintimille. Les Roquebrunois, privés de 3 trains sur 4 par heure, doivent utiliser des bus de substitution depuis début août pour rallier Menton ou la Principauté. Cette situation devait durer jusqu'au 31 août, mais le plan de transport actuel sera maintenu jusqu'au début des gros travaux, qui doivent démarrer le 31 août.
Un plan de transport bientôt dévoilé
Contacté, Jean-Pierre Serrus indique que les travaux doivent prendre fin le 31 octobre. « Nous sommes en train de préparer avec SNCF Réseau et Sud Azur le plan de transport qui sera adapté à la situation », a-t-il déclaré. Le suspense demeure donc autour du plan de transport qui sera mis en place dès la fin du mois.
Les deux gares de Roquebrune-Cap-Martin et Carnolès cumulent à elles deux plus de 500 voyageurs par jour. Le maire de Roquebrune, Patrick Cesari, avait indiqué dans le courant du mois de juillet s'être rapproché de la direction de la SNCF afin de trouver une solution. De son côté, la directrice du centre hospitalier La Palmosa à Menton, Mylène Ezavin, a écrit au président de la Région Sud, Renaud Muselier, pour rappeler que « l'accès aux soins ne peut être la variable d'ajustement des contraintes d'exploitation du réseau ferroviaire ».
Des travaux nocturnes qui impacteront les deux voies
Jean-Pierre Serrus assure que la pression est mise pour accélérer le démarrage des travaux, contrairement à ce qui avait été affirmé par SNCF Réseau le mois dernier, qui évoquait une attente de la baisse des températures. « Nous sommes en charge des usagers et de l'offre de transport donc nous mettons la pression pour que les travaux démarrent le plus tôt possible même si on sait que ce n'est pas facile », ajoute-t-il.
La Principauté aurait également fait pression pour accélérer le mouvement. Les travaux, qui auront lieu de nuit, auront un impact sur les deux voies, même en journée. « Le chantier aura une répercussion sur l'autre sens avec un ralentissement à 60 km/h en raison de l'intervention nocturne sur les voies d'en face », précise Jean-Pierre Serrus. Les usagers devront donc encore faire preuve de patience, mais une issue semble se dessiner pour le 1er novembre.



