Ligne Béziers-Neussargues à l'arrêt : bus jusqu'au 3 juillet 2026
Ligne Béziers-Neussargues : bus jusqu'au 3 juillet 2026

Depuis le 1er juin, la ligne ferroviaire de l'Aubrac, reliant Béziers à Saint-Chély-d'Apcher, est totalement interrompue jusqu'au 3 juillet 2026. Cette interruption forcée bouleverse le quotidien des voyageurs, contraints d'emprunter des bus de substitution mis en place par la SNCF.

Un vaste chantier de modernisation

Menés par SNCF Réseau, ces travaux s'inscrivent dans un plan de régénération de la ligne. Depuis le 7 avril et jusqu'au 28 août, des opérations de maintenance et de modernisation sont réalisées sur cet axe essentiel pour la desserte du territoire. L'investissement, estimé à 4,2 millions d'euros, est cofinancé à 91,5 % par l'État et à 8,5 % par SNCF Réseau.

Les chantiers concernent notamment le confortement de ponts à Lieuran-lès-Béziers, Boujan-sur-Libron, Faugères et Séverac-le-Château, la sécurisation de parois rocheuses à Bédarieux, Joncels, Montpaon et Saint-Léger-de-Peyre, ainsi que la rénovation d'un aqueduc à Tournemire et la reprise de la tête nord du tunnel de Campagnac.

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Des travaux indispensables selon SNCF Réseau

Pour SNCF Réseau, ces travaux sont indispensables. "Ils permettent de pérenniser la ligne et d'assurer la sécurité des voyageurs et du personnel", explique un porte-parole. Cependant, pour les usagers, la réalité est moins réjouissante.

Le quotidien des voyageurs bouleversé

Les bus de substitution peinent à convaincre. "C'est plus long, moins confortable, et on perd un temps fou", soupire Marie, 42 ans, qui effectue chaque semaine le trajet Béziers-Millau pour son travail. "Avant, je mettais 1 h 15. Maintenant, avec les correspondances et les arrêts, il faut compter près de deux heures. Et les horaires sont moins flexibles."

Les voyageurs occasionnels ne sont pas épargnés. "Je devais aller à Mende pour un rendez-vous médical", explique Claire, 68 ans. "J'ai dû annuler et reporter, car avec les correspondances, c'était trop compliqué." Même les touristes doivent s'adapter. Un couple de touristes belges confie : "On avait prévu une itinérance à vélo jusqu'à Béziers avant de revenir en train, mais c'est raté. Les vélos ne sont pas autorisés dans le bus."

Une organisation perfectible ?

SNCF Réseau qualifie ces désagréments de "courte durée" et invite les voyageurs à se renseigner via les canaux habituels (applications, sites web, gares) pour connaître les adaptations mises en place. "Nous faisons tout pour limiter la gêne", assure un porte-parole. Cependant, sur le terrain, certains usagers déplorent un manque d'information. "J'ai su pour les bus seulement le jour même, alors que je devais prendre le train le lendemain matin", regrette Jean, 55 ans, un habitué de la ligne.

Jean appréhende déjà la suite des opérations de régénération prévues à l'automne, toujours entre Béziers et Millau. Une information confirmée par la SNCF, sans plus de précisions quant à la date exacte des prochains travaux.

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