Alors que le tracé de la future ligne 4 du tramway anime les débats entre Nice et Saint-Laurent-du-Var, la direction de Cap 3000, le plus grand centre commercial de France, prend clairement position en faveur du projet. Face à l'engorgement routier, cette mobilité est considérée comme une nécessité.
Un soutien affirmé de Cap 3000
Avec ses 4 000 salariés et ses 12,5 millions de visiteurs par an (deux fois plus que la Tour Eiffel), le centre commercial Cap 3000 se positionne en faveur de l'arrivée à Saint-Laurent-du-Var de la ligne 4 du tramway (Nice-Cagnes-sur-Mer). Son directeur, Frédéric Llorca, sort de sa réserve pour défendre ce projet jugé « essentiel pour l'emploi et l'accessibilité », tout en gardant ses distances avec « les polémiques politiques ».
Des enjeux de circulation cruciaux
« Les enjeux de circulation sont devenus cruciaux » pour le centre commercial, explique Frédéric Llorca. Le site a connu une expansion spectaculaire ces dernières années, sans que les infrastructures routières ne suivent au même rythme. « Cap 3000 a doublé sa surface en l'espace d'une dizaine d'années. Et pour autant le reste n'a pas doublé, par exemple, en termes de voies de circulation », constate-t-il. Le directeur estime donc qu'il « faut apporter une alternative qui est dans l'air du temps. Une mobilité douce essentielle ».
Impact sur l'emploi et le recrutement
Ces problèmes de déplacement mobilisent le quatrième employeur de la Métropole de Nice. Le recrutement et la fidélisation de sa main-d'œuvre se heurtent directement à la crise du logement sur la bande littorale. « Nous sommes sur un marché où il y a beaucoup d'ouverture de postes et d'emplois. Mais les salariés n'habitent souvent pas en hyperproximité, mais un peu plus loin », confirme Frédéric Llorca. « Une grande partie réside à Nice-Ouest ou remonte le long de la plaine du Var, rendant le tracé de la ligne 4 particulièrement pertinent », insiste-t-il. Ce transport en commun permettrait d'enrichir la capacité du site à « accueillir mieux nos collaborateurs, à ce qu'ils puissent se déplacer d'une manière plus confortable ».
Une infrastructure à la hauteur de l'attractivité
Au-delà de l'emploi, c'est le statut même de Cap 3000 qui justifie « cette attente d'infrastructures lourdes ». Frédéric Llorca rappelle cette donnée chiffrée : « Avec ses 300 magasins, le pôle laurentin est tout simplement le numéro 1 en France en nombre de boutiques, devant les immenses complexes de la région parisienne. Il est devenu un véritable lieu de vie pluriel avec ses animations et ses restaurants, nécessitant une desserte à la hauteur de son attractivité. »
Un engagement pour le futur cheminement piéton
Si le projet de la ligne 4 du tramway se concrétise, la direction de Cap 3000 se dit d'ores et déjà « prête à travailler avec les collectivités sur le futur cheminement piéton entre la gare de Saint-Laurent-du-Var et le centre commercial ».



