Que faire de la plus grande population d’hippopotames au monde en dehors de l’Afrique ? C’est ce que se demandent les dirigeants colombiens au sujet des quelque 80 animaux issus du cheptel que possédait Pablo Escobar jusqu’à sa mort en 1993. Fabio Arjona Hincapié, futur ministre de l’Environnement du gouvernement qui sera officiellement investi le 7 août, a évoqué auprès d’El Pais samedi le surprenant projet actuellement à l’étude.
Un projet inspiré de Jurassic Park
L’objectif est de ne pas euthanasier les hippopotames mais de limiter les problèmes de sécurité et de préservation de l’environnement qu’ils posent depuis qu’ils ont commencé à se reproduire et à évoluer en liberté. Pour cela, le ministre du gouvernement élu le 21 juin dernier a une idée qu’il n’a pas souhaité expliquer dans le détail mais qu’il a très brièvement résumée.
« Je vous donne un indice : Jurassic Park », a déclaré Fabio Arjona Hincapié, ajoutant que le pays est « en train de finaliser un accord avec des investisseurs indiens qui se sont intéressés à eux, mais je ne peux rien en dire de plus pour l’instant ». Le gouvernement aurait en fait l’intention de créer un parc à thème autour des hippopotames.
Le rôle d’Anant Ambani
Il compterait pour cela sur des capitaux fournis par Anant Ambani. Fils de l’homme le plus riche d’Inde, celui-ci avait déjà par le passé manifesté un grand intérêt pour les animaux qui descendent du couple que Pablo Escobar avait acheté dans les années 1980. Le milliardaire avait dans un premier temps espéré accueillir les hippopotames dans son propre zoo en Inde et s’était opposé à leur abattage.
Selon les autorités colombiennes, la population d’hippopotames, estimée à environ 80 individus, continue de croître rapidement, posant des défis écologiques et de sécurité publique. Les animaux, qui se sont échappés de la propriété d’Escobar après sa mort, ont colonisé le bassin du Magdalena, où ils perturbent les écosystèmes locaux et représentent un danger pour les riverains.



