À seulement 17 ans, Timéo passe son été comme contrôleur à bord du Train à vapeur des Cévennes, entre Anduze et Saint-Jean-du-Gard. Il accueille les voyageurs, contrôle leurs billets et veille à leur sécurité sur les 13 km de voie ferrée au cœur des Cévennes.
Un été pour gagner en assurance
Au coup de sifflet, les portières claquent et Timéo remonte déjà les wagons. Le jeune saisonnier va à la rencontre des passagers venus découvrir les 13 km de voie ferrée au cœur des Cévennes. Voilà quelques semaines qu'il a endossé son nouveau rôle. "Franchement, ça me plaît", glisse-t-il.
Dans les wagons, les accents changent au fil des banquettes. "Les touristes viennent de partout en France. Hier, j'ai parlé avec plusieurs personnes de Bretagne." Les étrangers sont également nombreux, notamment les Hollandais. Avec les anglophones, Timéo a sa méthode : "J'ai 2/3 mots en anglais, mais la plupart du temps, je fais des mimes !" Si une question lui échappe, il appelle un collègue.
D'agent d'entretien au contrôle des billets
Peu timide de nature, le lycéen conseille l'expérience à ceux qui le sont davantage. "On doit parler à tout le monde. On n'a pas le choix : pour demander les billets, il faut aller voir chaque passager." Les premières journées ont laissé quelques traces d'épuisement. "Au début, c'était fatigant, mais maintenant, quand je rentre, ça va de mieux en mieux." Timéo a rapidement trouvé son rythme.
Dans les wagons, son jeune âge interpelle parfois les passagers, mais la surprise laisse vite place aux sourires et aux échanges. "La plupart du temps, ils sont contents", assure-t-il.
C'est que Timéo connaît bien les lieux. L'été dernier, il travaillait déjà comme agent d'entretien. Et pour revenir, il a tout simplement envoyé sa candidature par courriel, après avoir appris que le Train à vapeur des Cévennes recrutait. Rien de plus pour le jeune homme débrouillard. Sans permis, il vient chaque jour avec un proche ou un membre de l'équipe.
Une mission qui va au-delà du contrôle des billets
Cette année, il a privilégié un autre poste. "Je préfère contrôleur, les horaires sont meilleurs. À l'entretien, je commençais beaucoup plus tôt." Il travaille de 9 h à 18 h 30 ou de 11 h à 18 h 30 selon le service. Avant de monter à bord et d'aller à la rencontre des voyageurs, Timéo a dû passer par trois jours de formation en juillet.
Sa mission ne s'arrête pas au scan des billets. "On assure aussi la sécurité des gens et on les renseigne." Selon les rotations, Timéo peut effectuer seul le premier trajet, avant d'être rejoint par un autre contrôleur. Quand il est sur la locomotive à vapeur, l'équipe est alors renforcée.
À la rentrée, Timéo retrouvera sa place au lycée Jacques-Prévert sans savoir encore quel métier il souhaite exercer. Mais cet été, entre billets, consignes de sécurité et conversations improvisées, il aura appris à aller vers les autres. Une qualité qui lui servira toujours.



