Saint-Cyr-sur-Mer : l'office de tourisme vise le label d'excellence
Alors que la saison touristique 2026 est lancée, Stéphane Foulonneau, directeur de l'office de tourisme de Saint-Cyr-sur-Mer depuis 2018, détaille des ambitions renouvelées au service de la promotion du territoire. Ce jeudi 11 juin, il se porte candidat au conseil d'administration d'ADN Tourisme, la Fédération nationale des organismes institutionnels de tourisme, dans le collège des stations classées où il siège déjà au comité stratégique. Cette association fédère 25 structures régionales, 100 structures départementales et 1 037 structures locales. Une centaine d'électeurs se prononceront.
Les enjeux de la candidature
Stéphane Foulonneau explique que les enjeux sont de faire remonter les problématiques ou des solutions de terrain. À la fédération ADN, ils essayent de porter une seule voix auprès du gouvernement. Par exemple, sur le problème du recul des traits de côte et des villes côtières où des falaises s'effondrent, on a entendu que c'était le problème des communes et pas celui de l'État. Il n'est pas certain que les communes puissent s'emparer de cette question sans aide.
À Saint-Cyr, une partie du sentier du littoral s'est effondrée il y a quelques années entre les pointes Grenier et Fauconnière. D'autres problématiques locales sont également remontées, notamment le financement de l'office de tourisme par la taxe de séjour, qui rapporte entre 400 000 et 450 000 euros. Un débat national est lancé depuis l'année dernière sur la réorientation d'une partie du produit de cette taxe vers d'autres vocations que le tourisme, comme la sécurité ou les pompiers. Pour Stéphane Foulonneau, cette redistribution serait un danger car l'activité de l'office consiste à accueillir et à faire venir du monde sur le territoire. C'est le visiteur extérieur qui, en payant sa taxe, finance l'office. Même si cela n'empêche pas les communes d'injecter un peu plus, il y a certainement des réformes à opérer, mais pas forcément dans la redistribution de la taxe de séjour.
La défense des salariés
Un autre enjeu est la défense des salariés de l'office. À Saint-Cyr, ils sont six salariés permanents et on leur demande la même qualité de travail que dans d'autres offices où ils sont quatre-vingts. Se posent donc des enjeux en termes de formation et de rémunération.
Le label « destination territoire d'excellence »
L'office de Saint-Cyr est engagé dans l'obtention d'un label « destination territoire d'excellence ». Le passage de qualité tourisme à ce label est obligatoire. Il nécessite une stratégie Responsabilité sociétale des entreprises (RSE), des diagnostics environnementaux, un changement de procédures. C'est beaucoup de temps et de budget. Le label est orienté vers toutes les procédures de qualité, auprès de la clientèle de l'office, dans la relation avec les professionnels incités à s'engager dans des démarches vertueuses. Il englobe toute une partie développement durable, avec la sensibilisation de la clientèle à l'écotourisme, la gestion des flux ou l'incitation à préférer le train. Cela se joue aussi dans le fonctionnement de l'office. Après un audit blanc, l'audit définitif est prévu en septembre.
L'offre hôtelière en amélioration
L'office accompagne également la montée en gamme des établissements hôteliers. Le Grand hôtel des Lecques, entièrement rénové, a fait une demande en classement 4 étoiles et devrait connaître une autre tranche de travaux à partir de l'année prochaine. L'Intemporel Boutique Hôtel**** a également été rénové avec l'ouverture depuis l'année dernière d'un restaurant tenu par un maître restaurateur. Enfin, le Logis Hôtel de Port d'Alon, qui s'est doté d'une piscine, a été aménagé sur la base d'un ancien Ibis Budget.
Un nouveau label local : « Ici on régale, je propose du local »
Pour se prévaloir du label « Ici on régale, je propose du local » qui sera lancé à la fin du mois, les restaurateurs devront satisfaire à 90 % des onze critères à remplir prouvant qu'ils proposent à la carte des produits et des recettes provençales. Ils devront notamment s'approvisionner dans un rayon maximum de 120 km et proposer du côtes-de-provence ou du bandol à la carte. Cela pour répondre à une demande régulière de la clientèle qui souhaite manger des spécialités locales.
Les croisières vigneronnes
Une nouveauté : avec la compagnie l'Atlantide, l'office va affréter des croisières vigneronnes, des balades d'1 h 30 en mer, à partir de 18 h 30, avec dégustation de vin offerte par un vigneron accompagné de produits du terroir.
Le point noir : le nouveau port des Lecques
Seuls deux restaurants sur huit fonctionnent encore sur le port. La ville, qui a repris la gestion du port en régie, relance une consultation pour retrouver des partenaires. L'office a proposé d'habiller les vitrines des restaurants fermés depuis deux ou trois ans avec une exposition de photos issue des rencontres de l'image sous-marine en apnée, comme une exposition en plein air.
Les chiffres du tourisme à Saint-Cyr-sur-Mer
- Taxe de séjour : selon les années, elle rapporte entre 450 000 et 500 000 euros. S'ajoutent 50 000 euros de subventions municipales et 100 000 euros de ventes d'activités.
- Hébergements : 348 chambres d'hôtel, 80 hébergements en résidence de tourisme, environ 360 meublés de tourisme et une capacité de 250 personnes en villages vacances.
- Fréquentation : 46 000 personnes accueillies à l'office à l'année ; 520 000 requêtes Google renvoient sur le site de l'office ou aboutissent à un appel téléphonique.



