Jusqu'au 29 août, Dracénie Provence Verdon agglomération propose deux lignes de navettes estivales au départ de la gare routière de Draguignan, sauf le dimanche. Le trajet coûte 1,40 euro et permet de découvrir le patrimoine et les activités de pleine nature, tout en reliant les villages aux services de la ville.
Un service en plein essor
Lancées à l'été 2025, ces navettes connaissent un succès croissant : la fréquentation a été multipliée par deux et demi par rapport à l'année précédente. Selon l'agglomération, elles s'inscrivent dans une démarche de développement durable du tourisme, en facilitant l'accès aux activités de nature et au patrimoine montagnard.
Deux circuits sont proposés. Le premier, vers Sillans-la-Cascade, passe par Flayosc et Salernes (La Muie, Terra Rossa) les lundis, mercredis et vendredis. Le second, vers La Roque-Esclapon, dessert Figanières, Montferrat, Comps-sur-Artuby, Bargème et La Bastide les mardis, jeudis et samedis.
Test sur la ligne Nord
Notre journaliste a embarqué à bord de la ligne Nord, direction La Roque-Esclapon. Mardi matin, à 8 h 50, le point de départ n'était pas matérialisé et le véhicule n'était pas encore en gare. Après quelques recherches, il a finalement rejoint le quai A, où il était l'unique passager au départ.
Le trajet a débuté par un arrêt à Figanières à 9 h 15, au niveau du village vacances. Ce point faible du circuit est situé à 15 minutes de marche du centre, ce qui le rend inadapté pour les visiteurs comme pour les habitants souhaitant utiliser la navette. À 9 h 37, passage devant le stade de Montferrat, puis arrivée à Comps-sur-Artuby à 9 h 58, où l'on peut visiter les ruines du Château de Sabran, la Commanderie des Templiers et la chapelle romane Saint-André.
Des paysages remarquables
À 10 h 10, la navette atteint Bargème, village perché offrant un point de vue exceptionnel sur le Var. Après un arrêt à La Bastide à 10 h 20, le terminus de La Roque-Esclapon est atteint à 10 h 30. Le temps manquait pour pratiquer les sports de nature proposés, mais le mont Lachens se contemplait à loisir. Le village dispose également d'un pumptrack récemment inauguré pour les adeptes de skateboard ou de roller.
De retour, la navette s'est animée. À 10 h 40, à Comps, trois adolescents sont montés à bord : Louis, 13 ans, Loïc, 17 ans, et Loan, 14 ans. « À Comps, on s'ennuie un peu », ont-ils expliqué, avant de dérouler leur programme : restaurant avec buffet à volonté, séance de cinéma, puis retour par la navette de 16 h. Pour eux, cette ligne est synonyme de liberté et de mobilité.
Un service utile dans les deux sens
À 11 h, à Montferrat, Adelaida, 70 ans, est montée avec son cabas à roulettes pour faire ses courses à Draguignan. « C'est très pratique, sans réservation et à horaires réguliers. C'est idéal pour mes courses et rendez-vous médicaux », a-t-elle témoigné. Elle a même parcouru une fois le trajet complet en aller-retour pour repérer tous les arrêts. Selon elle, « cette navette, avec des horaires fixes toute l'année, serait bien plus commode que le service de bus à la demande sur réservation qui existe déjà ».
Ces rencontres confirment l'équilibre d'une ligne utile dans les deux sens de circulation. Les Dracénois peuvent visiter les villages, tandis que les habitants de l'arrière-pays profitent des services de la ville. Malgré quelques défauts d'information et d'emplacement des arrêts, le service remplit sa mission de lien social et de découverte du territoire.



