Alors que la saison estivale débute, le secteur touristique gardois affiche une confiance mesurée, portée par des indicateurs encourageants mais tempérée par un contexte économique et géopolitique incertain. Selon les données de l'Observatoire départemental de Gard Tourisme, les perspectives estivales sont positives, avec une hausse prévisionnelle des locations saisonnières de 13 % en juillet et de 3 % en août par rapport à l'année précédente, hors hôtellerie.
Un contexte incertain
Pascale Fortunat-Deschamps, présidente de Gard Tourisme, souligne les défis actuels : tensions internationales, prudence économique des vacanciers et baisse du pouvoir d'achat. Les vacanciers arbitrent leurs budgets et adoptent de nouveaux comportements, comme des réservations plus tardives et des séjours raccourcis. Malgré cela, les premiers signes sont encourageants.
Des atouts solides
Le Gard, troisième département d'Occitanie pour les nuitées en 2025 avec 27,6 millions, mise sur ses atouts : le Pont du Gard, les Cévennes et un arrière-pays attractif. La clientèle étrangère représente 39 % des nuitées, soit un taux supérieur à la moyenne régionale de 36 %. Les Néerlandais sont particulièrement présents dans les Cévennes.
Un printemps morose
Le printemps a toutefois été difficile, avec une baisse de 5 % des nuitées en avril. Les professionnels du tourisme constatent une diminution du panier moyen : 45 % d'entre eux signalent une baisse des dépenses des visiteurs.
Un secteur économique clé
Avec des retombées économiques estimées à 2,1 milliards d'euros, le tourisme est le deuxième secteur économique du Gard, derrière l'industrie et devant l'agriculture. Il emploie 9 400 personnes. Malgré les incertitudes, Gard Tourisme reste confiant dans la capacité du département à attirer les visiteurs grâce à ses atouts naturels et culturels.



