L’organisation du festival électro les 15 et 16 août au parking du Lazaret n’a pas été validée par la nouvelle équipe municipale. Un autre point de chute a cependant été trouvé rapidement.
Un changement de lieu inattendu
« On ne l’avait pas vu venir. » Coprésident de La Dimancherie, Rafik Sari est encore un peu sous le choc. Le 18 mars, il savourait l’annonce de la première édition de La Dimancherie Festival les 15 et 16 août aux Minimes, sur le parking du Lazaret. Deux mois plus tard, c’est sur un changement de lieu qu’il a fallu communiquer. L’événement de musique électro, petit frère des traditionnelles Dimancheries organisées au Gabut, aura finalement lieu au stade Moulin-Benoist à Lagord.
Une décision politique
Pourquoi, à cinq mois de l’événement, ce revirement ? « Une décision politique », regrette Rafik Sari. En février, en réunion de municipalité, la Ville alors dirigée par Thibaut Guiraud délivre un avis favorable à l’organisation de l’événement au Lazaret. Pas une autorisation définitive, mais un « accord de principe » sur lequel Rafik Sari s’appuie avec l’équipe organisatrice pour lancer la machine et caler la programmation. Elle est dévoilée, en même temps que la création du festival, entre les deux tours de l’élection municipale. Une élection qui va tout changer.
Les arguments de la nouvelle majorité
« À ce moment-là de l’année, à cet endroit-là de la ville, un tel rassemblement, ce n’est pas possible. » Le 22 avril, un mois après l’arrivée d’Olivier Falorni à la tête de la Ville, l’équipe de La Dimancherie est conviée à une réunion pour échanger avec les nouveaux élus. Ils comprennent vite que « le maire ne veut pas de cet événement le 15 août au Lazaret », raconte Rafik Sari. L’hypothèse du parc des expos est un temps évoqué mais, finalement, la Ville informe les organisateurs le 24 avril que le festival ne pourra pas se tenir à La Rochelle. « Un coup de massue, livre Rafik Sari. Je n’étais pas inquiet avant les élections, je pensais que la culture n’avait pas de couleur politique. »
Du côté de la Ville, on souligne que les organisateurs avaient été alertés par les services qu’un changement de majorité pouvait tout remettre en cause. Et on assume d’avoir balayé l’avis favorable de l’équipe précédente. « Si le dossier nous avait été présenté, la réponse, effectivement, en termes de sécurité et de tranquillité publique, aurait été non tout de suite », livre Thierry Tougeron. Le nouvel adjoint à la culture précise que le port de plaisance et la préfecture « vont dans le même sens. À ce moment-là de l’année, à cet endroit-là de la ville, un tel rassemblement, ce n’est pas possible ».
Une solution de repli à Lagord
Un temps sonnés – « on a envisagé de tout annuler » –, les organisateurs cherchent finalement une solution de repli, d’autant plus qu’ils ont déjà engagé 15 000 euros dans l’affaire. « On a pris contact avec la mairie de Lagord, qui a été très réactive et nous a accueillis les bras ouverts, explique Rafik Sari. On a pu garder les dates, c’était important car la programmation était déjà calée. » Manda Moor, Cuartero, Betical ou encore Britney Speed se produiront donc au stade Moulin-Benoist les 15 et 16 août. La Dimancherie Festival prendra alors, en quelque sorte, la relève du Roscella Bay, autre événement électro qui a tenu dix ans à La Rochelle, avant de s’éteindre en 2024. Fatigués, les organisateurs déploraient alors notamment « des incessants changements de lieux ».
Renseignements et billetterie sur ladimancherie.fr



