Voyagez pas cher près de chez vous : 10 destinations dépaysantes en Occitanie
10 destinations dépaysantes en Occitanie pour des vacances pas chères

Vous voulez partir à l’autre bout du monde pour pas cher et tout près de chez vous ? Suivez le guide Midi Libre !

Des vacances sans vous ruiner

Pour partir en vacances sans vous ruiner, vous voilà incités à jouer au jeu des dix ressemblances, ou des dix différences, au choix. Dix lieux. Dix ambiances. À chaque fois, en photo principale, un endroit de la région coup de cœur. Et en dessous, la photo d’un site qui en a des faux airs, plus ou moins marqués.

« Je m’attends – si les prix du pétrole restent élevés – à un recentrage vers le tourisme de proximité et le tourisme rural », annonce le directeur d’Airbnb France, Clément Eulry. Chiche, espèrent les sites touristiques d’Occitanie. À un mois des vacances d’été, la géopolitique pourrait s’inviter dans les flux de circulation. La hausse des carburants devrait pousser à partir moins loin. Et ce d’autant plus que le conflit au Moyen-Orient a rayé de la carte des destinations exotiques. La crainte du hantavirus peut refroidir aussi. Mieux : si les Français restent en majorité dans l’Hexagone, les Européens aussi pourraient choisir la France.

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Midi Libre prend les devants : et si vous profitiez de votre propre région, à moindres frais tout en étant grandement dépaysé ? Tel est notre parti pris : certains de nos lieux n’ont rien à envier – ou presque – à des adresses plus prestigieuses sur le papier. Qu’elles se situent en France, un peu plus loin qu’en Occitanie, ou à l’étranger.

1. Les Cévennes pour un air de Corse

Des terrasses en pierre sèche dont les murs ont été bâtis par des hommes et des femmes durs au mal, qui ont dessiné un paysage beau à vous couper le souffle. Des terres réputées pour leur agropastoralisme, où les bergers et leurs bêtes nourrissent tout autant qu’ils marquent le territoire. Des forêts qui se découpent sur des blocs de calcaire ou de schiste. Des traditions de résistances ancestrales et une population qui ne se laisse pas marcher sur les pieds… Vous pourriez être en Corse, mais à moindres frais vous êtes en Cévennes, dans le Gard ou la Lozère, selon la vallée choisie.

2. Une steppe mongole sur le Méjean

Vous rêvez de steppes mongoles, de grands espaces, de chevaux qui vous replongent à l’origine des temps ? Le causse Méjean, en Lozère, au-dessus de Florac ou de Meyrueis selon le chemin emprunté, est un plateau épatant, un dépaysement total. Il y a 30 ans, une association, Takh (signifiant « esprit » en mongol), a introduit des chevaux de Przewalski, une espèce éteinte à l’état sauvage, aux airs préhistoriques : fortes tête et encolure, couleur baie dun… Vous pouvez les apercevoir sur la commune d’Hures-la-Parade, hameau du Villaret.

3. Roquebrun, Petit Nice au microclimat azuréen

C’est un peu moins loin, c’est un peu moins grand, mais c’est aussi charmant… Roquebrun, dans l’Hérault, est surnommé le Petit Nice ou le Nice héraultais. La mer ne passe pas aussi près, il faut se contenter de l’Orb. Mais son implantation en fait une poche thermique naturelle : les vents du nord s’arrêtent contre le massif de l’Esquirol et le schiste retient l’humidité. Au menu : jardin méditerranéen, mimosas, orangers, vignes, rues médiévales et tour sur un piton abrupt. Sans compter les balades dans le Caroux voisin et les gorges d’Héric, au pays des mouflons introduits il y a 70 ans.

4. Au pays des falaises, gorges façon Yosémite

Les gorges du Tarn et de la Jonte, associées aux causses, sont classées Grand site de France depuis 2024. On se demande comment elles n’ont pas eu le label avant : on peut les admirer depuis les causses ou les pratiquer le long des rivières qui les ont creusées. Des blocs calcaires surgissent, majestueux. Des hameaux magnifiques, comme celui de Hauterives, qu’on n’atteint qu’en barque ou en canoë. C’est probablement l’endroit le plus beau de la région, le plus marqué par la géologie. Avec ses falaises abruptes, il fait penser au parc national de Yosémite, en Californie.

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5. Les marques du fer à cheval

Horseshoe Bend (la courbe du fer à cheval), en Arizona, a une réputation mondiale. Mais en Occitanie, ils s’y sont mis à plusieurs pour concurrencer le méandre creusé par le fleuve Colorado. Le trou de Bozouls, en Aveyron, est un cirque travaillé par le Dourdou. Dans le Gard et ses gorges du Gardon, depuis le point de vue du Castellas, on peut en admirer un autre. Le plus emblématique est le cirque de Navacelles, entre Gard et Hérault, la Vis ayant creusé un méandre depuis comblé par des tuffes et de la verdure. La rivière trace tout droit en longeant le hameau de Navacelles.

6. Dans la jungle de la Petite Amazonie

Près de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, au fond d’une gorge creusée par les eaux claires de l’Arros, on se croirait dans une jungle. On la surnomme la Petite Amazonie. Une végétation exubérante vous attend, qu’on vous conseille d’éviter en été ou en hiver : trop sec ou trop trempé. Mousses, lichens et fougères envahissent le paysage, avec un taux d’humidité proche de la saturation. La nature a repris ses droits : les lieux étaient utilisés jusqu’en 1950 pour l’exploitation forestière et marbrière. Des murs fantomatiques côtoient les mousses bien vivantes.

7. Tous les chemins mènent à Nîmes

Au risque d’être un peu chauvin, on dira que Nîmes a l’amphithéâtre le mieux conservé au monde ! Alors pourquoi aller voir le Colisée à Rome alors que vous avez un joyau sous la main… Certes, le Colisée et ses 45 000 places avait été conçu pour en mettre plein la vue. Nîmes a dû se contenter de moitié moins. La forme elliptique, pour les deux, offrait la meilleure des visibilités pour les combats de gladiateurs ou d’animaux… Avec des éléphants, des lions, des autruches, des ours ou des taureaux. On n’y voit plus désormais que ces derniers. Des stars, aussi, bêtes de scène, dans les arènes.

8. Des cheminées de fée, en modèle réduit

Le site, pas très grand, pourra décevoir ceux qui ont marché au cœur de Bryce canyon, dans l’Utah, ou en Cappadoce turque. Mais le dépaysement (payant) est garanti. L’eau de pluie traverse les couches et va creuser dans les terrains meubles. Si un rocher l’arrête, elle va s’écouler tout autour, ne laissant qu’une cheminée de fée avec sa coiffe. Si ce n’est pas assez rouge pour vous comparé à Bryce canyon, vous avez d’autres choix plus colorés mais moins « cheminées » : le Rougier en sud-Aveyron, le lac du Salagou dans l’Hérault ou le Colorado provençal à Roussillon dans le Vaucluse.

9. L’étang de Laurenti, un Petit Québec

On aurait pu vous parler des Petits Canada qui fleurissent dans les Pyrénées-Orientales, au Pla de Barrès, au lac des Bouillouses ou à Bolquère, mais on va vous vanter une destination pas si éloignée, à double titre : il s’agit du Petit Québec, limitrophe des P.-O mais côté Ariège. Une heure et demie de marche, dans la forêt des Ares, pour déboucher sur un lac rond magnifique, l’étang de Laurenti. Des pics vous dominent, des marmottes vous observent, voire des isards… Le lieu pousse le vice à ressembler au Québec par son nom même… La région des Laurentides, clin d’œil au fleuve Saint-Laurent.

10. Le Canigou et ses faux airs alpins

Le Canigou, au cœur des Pyrénées-Orientales, pourrait passer pour un gros caillou tout sec, de loin. C’est en fait un trésor paysager qui change, au fur et à mesure des étages : méditerranéen, collinéen, montagnard et nival. Depuis Vernet-les-Bains, dans la vallée, jusqu’au sommet. Les vaches se fondent depuis longtemps dans le décor. Le nom du refuge des Cortalets est d’ailleurs un clin d’œil : le cortal est l’endroit où on enferme les animaux. Plus on monte et plus on se croirait dans les Alpes, qu’elles soient autrichiennes, suisses ou françaises.

En bonus, l’Espiguette africaine…

Une mer de sable face à une mer tout court, la Grande bleue. Les deux jouent en vagues et en mouvements continus. Plage sans fin ou presque : une douzaine de kilomètres, 700 mètres de large. La pointe de l’Espiguette abrite le plus important massif dunaire du littoral méditerranéen. Jusqu’à en prendre parfois des airs de désert, des accents mauritaniens. Ces dunes gardoises se réinventent sans cesse au gré des vents calligraphes, tantôt lissées, tantôt bosselées. Des sables mouvants, en somme. À sa construction en 1869, le phare se trouvait 155 mètres du rivage ; il en est aujourd’hui à plus de 700. Sur les dunes, des orchidées, des euphorbes péplis, des lis de mer, des oiseaux. Et au bord de l’eau, une paillote écologique – l’Oyat – qui ressemble cette fois-ci aux pousadas du nordeste brésilien, bois flotté et tentures, esprit bohème. Dépaysés ?