À partir de ce mardi, les mères de famille bénéficient d'une amélioration de leurs conditions de départ à la retraite. Cette mesure, issue de la bataille budgétaire de l'automne dernier, avait été proposée par le gouvernement Lecornu pour obtenir le vote du budget de la Sécurité sociale 2026 par le Parlement.
Un calcul plus favorable pour les mères
Concrètement, le salaire de référence pour le calcul des pensions sera désormais établi sur les 24 meilleures années de carrière, au lieu de 25 actuellement, pour les mères ayant eu un enfant et obtenu des trimestres à ce titre. Pour celles ayant eu deux enfants ou plus, ce sont les 23 meilleures années qui seront prises en compte.
Par ailleurs, les mères pourront comptabiliser les trimestres accordés pour la naissance d'un enfant, dans la limite de deux trimestres, pour bénéficier d'un départ anticipé dans le cadre des carrières longues.
Un impact mesuré sur les pensions
Ces mesures avaient été proposées par les partenaires sociaux lors du conclave des retraites à l'été 2025, afin de contribuer à réduire l'écart entre les retraites des femmes et des hommes. Toutefois, leur effet reste relativement limité. Selon les documents préparatoires au projet de budget de la Sécurité sociale 2026, la prise en compte de 24 ou 23 meilleures années de salaire augmenterait en moyenne de 1 % la pension des femmes concernées.
Le coût pour le système de retraite est estimé entre 0,2 milliard d'euros en 2030 et 2,2 milliards d'euros en 2050. Concernant la retraite anticipée pour carrière longue, le gouvernement a indiqué qu'en 2028, au moment de l'effet maximum de la mesure, 12 000 personnes seraient concernées, pour un coût d'environ 200 millions d'euros à partir de 2027.



