Augmenter les frais d’inscription des étudiants : c’est l’une des propositions chocs du rapport issu des Assises sur le financement des universités rendu en juin dernier. Les auteurs, Jérôme Fournel, Inspecteur général des finances, et Gilles Roussel, ancien président de la Conférence des présidents d’université, mettent sur la table d’autres propositions non consensuelles, comme la possibilité pour les établissements d’établir leurs propres capacités d’accueil.
Une mesure choc pour le financement des universités
Le rapport, remis en juin, propose donc d’augmenter les frais d’inscription des étudiants. Cette mesure, si elle était appliquée, marquerait un tournant dans le modèle de financement des universités françaises, historiquement basé sur des droits d’inscription très faibles. Selon les auteurs, cette hausse permettrait de diversifier les ressources des établissements, aujourd’hui fortement dépendants des subventions de l’État.
D’autres propositions non consensuelles
Outre la hausse des frais, le rapport suggère également de donner aux universités la liberté de fixer leurs propres capacités d’accueil. Cette proposition, qui pourrait remettre en cause le principe d’accueil de tous les bacheliers, est loin de faire l’unanimité. Les auteurs reconnaissent eux-mêmes le caractère non consensuel de ces mesures, qui devront être débattues avant toute éventuelle mise en œuvre.
Un débat qui s’annonce vif
Ces propositions interviennent dans un contexte de tensions budgétaires pour les universités, qui peinent à financer leurs missions. Si la hausse des frais d’inscription est souvent évoquée comme une piste pour renflouer les caisses, elle soulève de nombreuses questions sur l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Les prochaines semaines devraient être marquées par des discussions intenses entre les acteurs concernés, notamment les étudiants et les syndicats, qui pourraient bien faire entendre leur opposition.



