Selon une étude récente, la baisse du pouvoir d'achat affecte directement les projets de vacances des Français. Près de 40% des ménages déclarent réduire leur budget alloué aux congés estivaux cette année, une tendance qui se confirme depuis plusieurs mois.
Des arbitrages budgétaires contraints
L'inflation persistante, notamment sur les prix de l'alimentation et de l'énergie, oblige les familles à revoir leurs priorités. D'après le sondage réalisé par l'institut Ifop pour le compte d'un comparateur en ligne, 35% des personnes interrogées envisagent de partir moins longtemps, tandis que 28% choisiront une destination moins coûteuse ou plus proche de leur domicile.
Les catégories les plus modestes sont les plus touchées : parmi les foyers gagnant moins de 1 500 euros par mois, 55% déclarent renoncer complètement aux vacances cette année. Un chiffre en hausse de 8 points par rapport à l'année précédente.
Des solutions alternatives émergent
Face à cette contrainte, de nouveaux comportements se développent. Le recours au covoiturage pour les trajets augmente de 15% comparé à l'été dernier, selon les données d'une plateforme spécialisée. Les locations entre particuliers, notamment via des sites d'échange de maisons, connaissent également un essor significatif.
"Nous observons un report vers des hébergements moins chers, comme les campings ou les gîtes ruraux, plutôt que les hôtels", explique Marie Dupont, porte-parole d'une fédération du tourisme. "Les Français cherchent à préserver leurs vacances, mais ils adaptent leur consommation."
Un impact sur l'économie touristique
Cette baisse du budget vacances a des répercussions sur l'ensemble du secteur touristique en France. Les réservations dans les restaurants et les activités de loisirs enregistrent une diminution de 12% par rapport à l'année précédente, selon les chiffres du syndicat des professionnels du tourisme.
Les régions touristiques les plus chères, comme la Côte d'Azur ou les stations de ski, pourraient être particulièrement affectées. En revanche, les destinations moins onéreuses, comme la Bretagne ou le Massif central, pourraient bénéficier d'un regain d'intérêt.
Des prévisions mitigées pour juillet-août
Malgré ces difficultés, 62% des Français prévoient de partir en vacances cet été, soit une baisse de 4 points par rapport à 2022. Les départs sont davantage concentrés sur le mois d'août, les familles cherchant à profiter des dernières semaines avant la rentrée.
"Les vacances restent une dépense sacrée pour les Français, mais la contrainte budgétaire pousse à des arbitrages plus drastiques", conclut l'étude. "La durée des séjours se raccourcit, et les budgets alloués aux sorties sur place sont réduits."



