L'annonce a eu l'effet d'une bouffée d'oxygène pour les 5 000 salariés de l'usine Stellantis de Mulhouse. Antonio Filosa, le directeur général de Stellantis pour l'Europe, a confirmé un investissement d'un milliard d'euros sur le site alsacien. Ce montant, destiné à moderniser les installations et à préparer la production de nouveaux modèles, a été perçu comme un signal fort de la part de la direction, qui avait jusqu'alors laissé planer le doute sur l'avenir de l'usine.
Un investissement qui sécurise l'emploi
L'usine de Mulhouse, qui assemble notamment les Peugeot 308 et 508, ainsi que les DS 7 et 9, était dans le viseur des syndicats depuis plusieurs mois. La crainte d'une délocalisation ou d'une fermeture partielle était réelle, d'autant que le groupe Stellantis, né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, avait annoncé des restructurations dans d'autres sites européens. L'investissement d'un milliard d'euros vient donc rassurer les équipes sur le maintien de l'activité à moyen terme.
Des projets concrets pour l'avenir
Selon Antonio Filosa, cet argent servira à financer la production de nouveaux véhicules électrifiés, en ligne avec la stratégie du groupe. L'usine devrait ainsi accueillir une nouvelle plateforme modulaire dédiée aux voitures électriques, ce qui nécessitera des travaux d'adaptation des chaînes de montage. Les syndicats, bien que prudents, saluent cette décision. « C'est une bonne nouvelle, mais nous restons vigilants sur les conditions de travail et les effectifs », a déclaré un représentant de la CGT.
Un signal pour l'industrie française
Au-delà de Mulhouse, cet investissement est un signe de confiance dans l'industrie automobile française. Alors que le secteur traverse une transition difficile vers l'électrique, Stellantis choisit de miser sur ses sites historiques. Le gouvernement, qui suit de près le dossier, a également exprimé sa satisfaction. Le ministre de l'Économie a salué « une décision qui confirme l'attractivité de la France pour l'industrie de demain ».
Pour les salariés, l'heure est au soulagement, mais aussi à la préparation. Les travaux devraient débuter dès l'année prochaine, avec un objectif de mise en production des nouveaux modèles d'ici 2025. Reste à savoir si ce milliard d'euros suffira à garantir la pérennité du site face à la concurrence internationale.



