IRM Signa Héro 3 Tesla : une seconde machine opérationnelle à l'Imas
IRM Signa Héro 3 Tesla opérationnelle à l'Imas

Depuis le lundi 17 août, l'Imagerie par résonance magnétique (IRM) Signa Héro 3 Tesla est opérationnelle au centre d'Imagerie médicale Aveyron Sud (Imas), situé à l'entrée du centre hospitalier Émile-Borel à Saint-Affrique. Il s'agit de la deuxième IRM du centre et la première de ce type en Aveyron.

Une technologie plus puissante pour des images plus précises

Le chiffre « 3 Tesla » désigne la puissance de l'aimant, qui pèse six tonnes. Cette machine a été fabriquée par GE HealthCare aux États-Unis, avec une électronique produite en Inde, en Chine et aux États-Unis. Elle vient compléter la panoplie de l'Imas, qui dispose déjà d'une IRM « Signa Voyageur », d'un scanner « Révolution Maxima » et d'autres appareils de radiologie.

L'Imas, dirigée par les docteurs Didier et Clément Tournier, père et fils, fonctionne depuis avril 2024. Selon Didier Tournier, « cette nouvelle IRM fait les mêmes choses que la première, mais encore mieux. Comme elle est plus puissante, elle permet d'avoir une meilleure résolution spatiale pour les images. Ce qui permet d'analyser des choses plus fines et d'être un petit peu plus précis sur l'interprétation. L'acquisition des images est également plus rapide. Donc c'est davantage de confort pour le patient. C'est aussi un meilleur confort pour le radiologue pour lire les images. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un investissement total de 7 millions d'euros

Ce nouvel investissement représente 1,5 million d'euros pour la machine et 500 000 euros pour les travaux d'aménagement, soit un total de 2 millions d'euros. Cette somme s'ajoute au coût du premier investissement de l'Imas, qui était de 5 millions d'euros, incluant le matériel, les travaux et l'extension du cabinet de radiologie avec le bâtiment modulaire qui abrite la première IRM et le scanner. L'investissement total s'élève donc à 7 millions d'euros.

Selon le docteur Didier Tournier, « cette nouvelle IRM permettra de répondre à la demande qui est de plus en plus forte et de maintenir les délais de rendez-vous. Au niveau de la démographie médicale du cabinet, on a commencé à deux, moi et mon fils. Après, il y a eu la venue d'Édouard Purenne. Globalement, il y a deux confrères qui s'annoncent avec pas mal d'assistants qui viennent de différents CHU. Ce sont tous des jeunes gens très performants qui sont très contents de venir. Ils comptent participer à l'aventure ainsi qu'à l'évolution du cabinet et du projet médical de la région. »

Une capacité de 250 patients par jour et un large périmètre d'action

L'Imas compte actuellement cinq docteurs radiologues et un effectif de vingt personnes pour faire fonctionner le centre. « Au niveau des patients, on se limite pour l'instant à 250 par jour, précise Didier Tournier. Dans l'immédiat, on ne compte pas avoir plus de patients. L'idée est d'avoir plus de confort pour gérer surtout les examens urgents et privilégier les dossiers qui sont lourds. Car les examens sont un peu plus longs. S'il y a des à-coups, on pourra mieux les gérer. Après, on verra par rapport au projet médical du secteur comment on s'organise. »

Le périmètre d'action de l'Imas est assez large : les patients sont à 80 % Aveyronnais, mais viennent aussi du Tarn, du Lot, de la Lozère et du Nord de l'Hérault. « Les gens font en moyenne une heure de voiture pour venir passer un examen et cela peut aller jusqu'à trois heures de voiture », note Didier Tournier. Interrogé sur ce qui motive les patients à venir à l'Imas, le radiologue répond : « Globalement, si on a besoin de se faire soigner et que le médecin traitant a besoin d'examens, je dirais que c'est la réactivité et l'organisation du cabinet qui font que les gens viennent à Saint-Affrique. Par rapport aux avis que l'on voit, les gens sont contents de l'accueil, de la prestation et de la qualité des examens. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale