Nice est officiellement devenue la métropole française où la tension locative est la plus forte, surpassant Paris. Selon le baromètre semestriel publié le 8 septembre 2026 par l’agence immobilière Manda, la ville enregistre une moyenne de 43 dossiers de candidature pour chaque bien loué au cours des six premiers mois de l’année, soit une hausse de 10 % par rapport au premier semestre 2025. Paris suit avec 41 dossiers par bien, en progression de 5 % sur la même période. Les deux métropoles atteignent le score d’alerte maximale de 8/10, mais Nice se distingue comme le marché le plus saturé et compétitif du territoire.
Un marché locatif niçois sous pression record
Les annonces immobilières à Nice ne restent en ligne que 17 jours en moyenne avant de trouver un locataire, laissant peu de répit aux postulants. Ce rythme effréné contraste nettement avec d’autres grandes villes françaises : Marseille enregistre 18 candidats par annonce et Lyon 16, des chiffres très inférieurs à ceux de Nice et Paris. Cette situation confirme une tendance déjà ressentie par les habitants : dénicher un logement sur la Côte d’Azur est devenu un véritable casse-tête.
Les causes de cette saturation immobilière
L’étude de Manda met en avant une ruée continue des Français vers les métropoles du Sud, attirés par un meilleur équilibre entre cadre de vie et budget. À Nice, cette forte demande se heurte à une réalité brutale : dès la fin du printemps, l’arrivée des saisonniers et des étudiants sature un marché immobilier déjà asphyxié par les locations saisonnières. Cette pression supplémentaire réduit encore l’offre disponible pour les résidents permanents.
Conséquences pour les locataires niçois
Pour les salariés, les étudiants et les jeunes actifs niçois, cette barrière des 40 dossiers concurrents exclut d’office les profils aux garanties les plus fragiles. La recherche d’appartement se transforme en parcours du combattant, comme le souligne Thomas Alazet, responsable de la gestion locative chez Manda : « Cette réalité nous rappelle malheureusement le manque d’offres de logement à louer face à des candidatures de locataires qui ne faiblissent pas. » Ce constat illustre l’urgence d’une réponse en matière d’offre locative pour répondre à une demande qui ne montre aucun signe de ralentissement.



