Immobilier à Sète : un marché en dents de scie au premier semestre 2026
Immobilier à Sète : un marché en dents de scie en 2026

À Sète, le marché de l’immobilier connaît un premier semestre 2026 en dents de scie, entre optimisme des observatoires et prudence des professionnels. Selon l’observatoire Particuliers à Particuliers (PAP), les prix pourraient progresser de 3 à 5 % en 2026, dans la continuité de la hausse de 4,7 % enregistrée l’an dernier. Mais sur le terrain, les agents immobiliers dressent un constat plus nuancé, marqué par un faible niveau de transactions et un attentisme généralisé.

Des prix moyens en hausse selon l’observatoire PAP

L’observatoire PAP justifie ses prévisions par « la rareté des biens anciens », « l’arrivée d’acheteurs franciliens » et « une demande touristique soutenant les prix du littoral ». Les prix moyens par type de bien s’élèvent à 102 900 € pour un studio (25 m²), 141 100 € pour un deux-pièces (36 m²), 200 300 € pour un trois-pièces (61 m²) et 235 500 € pour un quatre-pièces (81 m²). Le prix moyen de l’ancien atteint 3 664 € le mètre carré, soit une hausse de 22,8 % sur cinq ans.

Ces chiffres contrastent avec le ressenti des professionnels locaux. Jacques Rossi, directeur de Gestimmo et président de la Fnaim 34, explique : « Dans un marché concurrentiel, le littoral tire toujours son épingle du jeu. Mais aujourd’hui, on est loin de l’euphorie et l’heure est plutôt à l’attentisme. » Il précise que « les prix sont plutôt stables avec un faible niveau de transactions ».

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Les professionnels évoquent un contexte délicat

Jacques Rossi attribue ce ralentissement à un manque de perspectives : « Entre le conflit avec l’Iran, la guerre qui dure en Ukraine, la présidentielle de 2027 en France, il y a un manque de perspectives. Si la ville de Sète reste un marché particulier, il subit ce contexte. » Il illustre ses propos avec des exemples concrets : « Les villas contemporaines à plus de 1,5 M€ sur le Saint-Clair, ça reste confidentiel. Quai Suquet, j’ai deux grands appartements de type bourgeois qui ne partent pas. Et un appartement de 100 m² à Villeroy, au dernier étage avec terrasse et vue mer qui aurait pu se vendre entre 500 000 et 550 000 € partirait aujourd’hui entre 450 000 et 500 000 €. »

Guillaume Audran, de l’agence L’Adresse, confirme ces tendances en dents de scie. Il ajoute les effets inattendus des épisodes météos pluvieux de l’hiver et caniculaires de l’été. « Il y a eu un bon premier trimestre. Mais depuis mai, comme sur le plan national, le ralentissement est notoire. On navigue à vue, sans perspectives. Si Sète continue à être une ville attractive, le marché s’est durci et il est de plus en plus favorable aux acquéreurs. »

Une ville parmi les plus chères de la région

En quelques années, Sète est devenue l’une des villes les plus chères de la région. Cette hausse des prix pourrait-elle atteindre un plafond ? Jacques Rossi reste prudent : « Il faudra voir à la rentrée et attendre les chiffres des notaires. Le marché repartira forcément un jour mais aujourd’hui, on ne constate pas de forte pression locale. »

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