Superprofits pétroliers : six pays veulent une taxe européenne
Superprofits pétroliers : six pays veulent une taxe UE

Alors que les prix du pétrole ont augmenté d'environ 25 % depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran en février dernier, les cours européens du diesel ont bondi de plus de 70 % sur la même période. Cet écart suscite des interrogations parmi six États membres de l'Union européenne.

Une demande portée par six pays

L'Allemagne, l'Espagne, le Portugal, l'Italie, la Pologne et l'Autriche demandent que les bénéfices exceptionnels du secteur pétrolier soient inscrits à l'ordre du jour de la réunion des ministres européens des Finances prévue les 18 et 19 septembre. Ils souhaitent également connaître rapidement les conclusions d'une enquête européenne en cours sur les marges des raffineurs.

En clair, ces pays veulent déterminer quelle part de la flambée actuelle est réellement due à la crise et quelle part profite aux pétroliers. L'idée sous-jacente est l'éventuelle création d'une taxe sur ces « superprofits ».

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Une idée qui n'est pas nouvelle

Après l'invasion de l'Ukraine en 2022, l'UE avait déjà instauré une contribution similaire. Mais cette fois, les six pays voudraient aller plus loin, notamment en prenant mieux en compte les bénéfices que les multinationales réalisent en dehors de l'Europe.

Le Portugal n'a pas attendu. Le pays a déjà lancé un projet de taxe de 33 % sur les profits exceptionnels réalisés en 2026 par les entreprises pétrolières et de raffinage.

Quel impact pour les consommateurs ?

Taxer davantage les pétroliers ne ferait pas miraculeusement redescendre les prix affichés à la pompe. En revanche, l'argent récolté pourrait servir à financer des baisses temporaires d'accises ou des « aides carburant » destinées aux ménages et entreprises les plus touchés.

Autrement dit, il s'agirait de récupérer chez les pétroliers une partie de ce que la crise coûte aux automobilistes. Reste à voir si les 21 autres États membres seront prêts à suivre, mais le mécontentement populaire rend l'opposition à l'idée politiquement délicate.

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