Ce mercredi matin, à l'appel du syndicat CFDT, un fort contingent de salariés de NTN SNR a lancé une matinée d'action devant l'unité de fabrication des roulements à billes de 3e génération à SNR Cévennes. Le mouvement social, qui a donné lieu à un débrayage, relance le débat sur la reconnaissance salariale au sein de l'entreprise.
Des revendications salariales précises
Yohan Mattiuzzi, délégué syndical CFDT, et Jean-François Pellissier, élu au CSE, ont détaillé les raisons de cette grogne : « Nos revendications salariales portent sur les primes d'ancienneté. Nous souhaitons obtenir une prime de 100 € sur le salaire de base pour les salariés qui ont entre 5 et 10 ans de présence dans la boîte, 150 € pour ceux qui ont de 10 à 15 ans, et 150 € pour les salariés présents depuis 20 ans et plus. »
Les syndicalistes soulignent un écart salarial jugé trop faible entre les nouveaux entrants et les anciens : « Aujourd'hui, on note que les nouveaux entrants ou ceux entrés récemment ont quasiment le même salaire que les anciens. La différence est minime. On a un écart de 50 à 60 € seulement. » En creux, les salariés rassemblés reprochent à la direction un manque de reconnaissance. « L'attractivité est mise en avant par la direction, mais pas la fidélisation », affirment-ils.
La direction défend une approche par l'expérience
En réponse, Alain Caillot, le président de SNR Cévennes, a précisé la politique de rémunération de l'entreprise : « Nous prenons en compte l'expérience et pas seulement l'ancienneté. Il est évident que l'ancienneté est un critère important, qui est inclus dans l'expérience. Nous estimons que c'est plus équitable comme mesure de calcul. »
Il a confirmé que le dialogue social se poursuit : « Sur ce point, nous avons un désaccord avec des organisations syndicales, mais nous continuons à nous voir et à discuter. Notre prochaine rencontre est fixée au 3 juillet. »
Un mouvement qui interroge sur la reconnaissance des salariés
Ce conflit social chez SNR Cévennes, situé dans le Gard, met en lumière les tensions autour de la valorisation de l'ancienneté dans un contexte où l'entreprise cherche à attirer de nouveaux talents. Alors que les négociations se poursuivent, les salariés espèrent obtenir une revalorisation significative de leurs primes, tandis que la direction maintient sa position en faveur d'une rémunération basée sur l'expérience globale.



