Installé dans la cour des anciennes casernes, le cabinet vétérinaire médico-chirurgical La Cigale ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Après 35 ans d'exercice, le docteur Dhéry transmet progressivement son activité à une jeune consœur, le docteur Clémence Martinetti. Rencontre croisée.
Le parcours de Clémence Martinetti
Le docteur Clémence Martinetti, 29 ans, diplômée depuis trois ans de l'école vétérinaire de Valence, en Espagne, est originaire de Lunel. Elle connaît donc déjà bien la région. Interrogée sur son parcours, elle explique : « J'ai commencé à travailler à Quissac pendant un an et demi, ensuite je suis partie un an en Martinique, d'où est originaire mon conjoint. Aujourd'hui, je suis de retour ici avec l'opportunité de reprendre le cabinet du docteur Dhéry. C'est une nouvelle aventure. »
Sa vocation est née très tôt : « J'ai toujours aimé les animaux, mais aussi la médecine et la biologie. C'est quelque chose qui m'attire depuis très longtemps. Finalement, c'est un rêve de petite fille qui s'est concrétisé. »
Des changements progressifs
Concernant l'avenir du cabinet, la jeune vétérinaire précise : « Dans un premier temps, il y aura surtout un rafraîchissement de la décoration. Concernant le fonctionnement, rien ne change pour l'instant, notamment les horaires. L'idée est que chacun puisse s'adapter progressivement. »
Le principal défi est humain : « Il faut se faire accepter par la clientèle. Après 35 ans, les habitudes sont bien ancrées. Le changement peut inquiéter, mais je tiens à préserver le côté familial du cabinet. »
Le docteur Dhéry : 35 ans de passion
Le docteur Dhéry revient sur sa carrière : « Ce que je préfère, c'est la variété. Contrairement aux médecins spécialistes, nous touchons à tout : chirurgie, dermatologie, ophtalmologie… à notre niveau bien sûr, mais cela rend le quotidien très riche. »
Interrogé sur les difficultés, il répond : « Elles varient selon les personnes et les périodes. Pour certains, ce sont les euthanasies, pour d'autres les relations avec les clients, les horaires ou la charge de travail. Il y a aussi l'administratif et la gestion de l'équipe. C'est un métier avec beaucoup de paramètres. »
Un souvenir marquant : « Quand j'ai opéré un hamster de 90 grammes pour retirer une tumeur de 30 grammes. C'est énorme à cette échelle ! Un réel défi, réussi. »
En guise de conclusion, il ajoute : « Quand le vétérinaire, le client et l'animal sont satisfaits, c'est que le travail est bien fait. Il faut que les trois y trouvent leur compte. »
Une passation en douceur dans la continuité d'un service de proximité apprécié depuis plus de trois décennies.



