NDC Foundry échappe à la liquidation grâce à Carlesimo
Un immense soulagement a parcouru les rangs des 75 salariés de NDC Foundry ce mardi 14 avril. Le tribunal de commerce de La Rochelle a officiellement accepté l'offre de reprise déposée par le groupe français Carlesimo, sauvant ainsi l'usine de la liquidation judiciaire. Cette décision marque un tournant crucial pour cette entreprise au savoir-faire unique en France, spécialisée dans la fonderie.
Une négociation complexe aboutit à un accord
La vente était bloquée depuis plusieurs mois en raison d'un différend concernant une parcelle de terrain. Le PDG Hugues Goulesque, qui avait racheté l'ensemble du site pour seulement 100 000 euros en 2006, souhaitait initialement vendre cette parcelle séparément à un prix élevé. Face au risque de faire échouer la transaction, il a finalement revu ses exigences à la baisse.
Le prix des terrains a été divisé par deux, passant de 3,2 à 1,5 million d'euros. De plus, une solution de location-vente a été proposée à Carlesimo, avec un loyer annuel de 30 000 euros sur une durée de neuf ans. L'usine elle-même a été cédée à un prix très modeste, bien inférieur à celui d'une maison à Rochefort.
Carlesimo, seul repreneur en lice, a pu négocier fermeLe groupe stéphanois, spécialisé dans l'acquisition d'entreprises industrielles en difficulté mais à fort potentiel, était le seul candidat sérieux à la reprise. Cette position lui a conféré un avantage certain lors des négociations. Carlesimo, qui a déjà racheté six fonderies en France, prévoit d'importants investissements pour mettre l'usine aux normes environnementales, ce qui explique sa volonté de limiter les coûts d'acquisition.
17 emplois sur 75 menacés malgré le sauvetage
Si la reprise évite la fermeture pure et simple de NDC Foundry, elle ne signifie pas pour autant la préservation de tous les emplois. Le plan présenté par Carlesimo prévoit en effet la suppression de 17 postes sur les 75 actuels. Cette annonce a immédiatement suscité l'inquiétude et la mobilisation des représentants du personnel.
« Notre prochain combat est de faire diminuer les licenciements », ont déclaré les élus du Comité Social et Économique (CSE). Ils espèrent également que Carlesimo internalisera certaines tâches, comme c'est habituellement sa politique, ce qui pourrait potentiellement conduire à la création de nouveaux emplois à l'avenir.
Le rôle des institutions locales
Les salariés, inquiets d'un blocage qui aurait pu être fatal pour l'entreprise, avaient sollicité l'intervention de la Ville de Saint-Étienne, de l'Agglomération et de la Préfecture. Ces instances ont probablement joué un rôle dans la résolution du conflit et l'aboutissement de la vente. Leur pression a sans doute contribué à convaincre Hugues Goulesque de faire des concessions pour sauver l'outil industriel.
NDC Foundry, placée en redressement judiciaire depuis juin 2025 et à vendre depuis 2023, pourra donc poursuivre son activité. Cependant, l'avenir des 17 salariés concernés par les suppressions de postes reste incertain, et les négociations sociales s'annoncent tendues dans les prochaines semaines.



