Personnels lycées Montpellier réclament moyens au rectorat
Mobilisation lycées Montpellier pour plus de moyens

Mobilisation devant le rectorat de Montpellier

Ce mercredi, une quarantaine de personnes, enseignants et personnels des lycées de l'Hérault, se sont rassemblées devant le rectorat de Montpellier pour réclamer des moyens humains supplémentaires. Cette mobilisation fait suite à une altercation survenue le 10 avril au lycée Jules-Guesde, filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux.

Un climat scolaire dégradé

Selon les manifestants, le manque de personnel est la première cause de la dégradation du climat scolaire. Une enquête du Snes-Fsu de septembre dernier indiquait qu'il manquait au moins un professeur ou un agent dans 73 % des collèges et lycées. En janvier 2025, seuls 10 % des établissements disposaient de tout leur personnel, selon le syndicat Snpden-Unsa.

Audrey Marc, enseignante et responsable Snes au lycée Joffre, a souligné la situation critique au lycée Jules-Guesde : il n'y a que 4,5 équivalents temps plein d'assistants d'éducation (AED) pour 1 700 élèves. « Ils n'ont pas les moyens de suivre les jeunes en situation de fragilité. Ça ne fonctionne plus, tout le monde est à cran », a-t-elle déclaré.

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Des besoins multiples

Les revendications concernent plusieurs établissements. Au lycée Jules-Guesde, sont demandés : 4 postes d'AED supplémentaires (au lieu de 2), 2 infirmières titulaires à temps plein (au lieu de 1,5) et un mi-temps d'infirmière pour le collège. Au lycée Mermoz, les enseignants s'inquiètent de la suppression annoncée de postes de conseiller principal d'éducation (CPE) et d'infirmière d'internat. Ils demandent le maintien de ces postes ainsi que 2 AED supplémentaires.

Au lycée Joffre, 2 postes d'AED supplémentaires et le complément systématique de la décharge d'un CPE sont réclamés. Le lycée Clemenceau demande un demi-poste de CPE et un poste d'AED. À Joliot-Curie de Sète, les besoins portent sur 2 postes d'infirmières à temps complet, un poste d'APS, 1,5 poste d'AED et 3 postes d'AESH. Enfin, le lycée Feuillade réclame un poste d'AED supplémentaire.

Marie Nichikine, présidente de la FCPE de l'Hérault, a rapporté que lors d'une réunion au rectorat, il leur a été dit que les moyens supplémentaires pour Jules-Guesde risquaient d'être pris sur d'autres établissements. « Les besoins sont partout : vie scolaire, médico-sociaux, AESH, enseignants, service informatique... Des services doivent fermer faute de remplaçants, des cours sont annulés pendant un trimestre », a-t-elle ajouté.

Une mobilisation pour des moyens à la hauteur

David Chambriard, représentant des enseignants au lycée Mermoz, a exprimé son inquiétude face aux suppressions annoncées : « Il est temps qu'on réagisse pour avoir enfin des moyens à la hauteur des besoins de nos élèves. » Une représentante du lycée Joliot-Curie a souligné que les collègues ont été très touchés par l'incident de Jules-Guesde et rencontrent des difficultés similaires.

Les manifestants demandent également une augmentation de la dotation horaire globale (DGH), enveloppe d'heures attribuée à chaque lycée par le rectorat. Nathalie Oziol, députée LFI de la 2e circonscription de l'Hérault, était présente pour soutenir la mobilisation.

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