Laurent Nicollin, président du Montpellier Hérault Sport Club (MHSC), a officiellement confirmé qu'il ne vendra pas le club et qu'il reste à sa tête, malgré les difficultés financières et sportives. Dans un entretien accordé à Midi Libre, il explique les raisons de ce revirement et affiche ses ambitions pour la saison à venir, notamment celle de retrouver la Ligue 1.
Une décision mûrie après des mois de négociations
Après un été mouvementé, Laurent Nicollin revient sur la décision de sa famille de conserver le club. "C’est un choix. L’avenir nous dira si on a eu raison ou tort de conserver le club. Dans notre intime conviction, c’est une bonne chose", affirme-t-il. Il précise que les négociations avec le groupement d'investisseurs GSS étaient bien avancées, mais qu'une discussion avec son frère Olivier, quelques jours avant la signature, a tout changé. "Il m’a appelé un samedi avant de passer à la maison. À quelques jours près, l’acte de vente devait être signé. On a échangé pendant une heure", raconte-t-il.
Le président héraultais admet avoir ressenti une "lassitude mentale et physique" avant ce revirement, mais il se dit désormais "reboosté". Il évoque aussi le rôle de la Coupe Gambardella comme déclencheur : "La Coupe Gambardella a certainement aussi été un élément déclencheur. L’avenir, certes compliqué, n’est pas si sombre que ça."
Des difficultés financières assumées et des projets pour l'avenir
Laurent Nicollin reconnaît que la situation financière reste difficile, avec des droits TV en baisse et l'absence de nouveau stade. "On est toujours dans la même situation. Mais on se rebooste", dit-il. Il annonce des mesures d'économies drastiques, notamment sur la masse salariale, et l'objectif de limiter les pertes à 2 à 5 millions d'euros maximum. "On peut assumer ça sans problème", assure-t-il.
Il n'exclut pas une ouverture du capital à l'avenir, mais privilégie des investisseurs locaux : "On a arrêté la vente, mais on n’a pas dit qu’on n’ouvrirait pas le capital. Jusque-là, les quatre ou cinq intéressés étaient tous étrangers. Cela fait réfléchir. L’histoire serait plus belle avec des acteurs locaux."
Les départs de Carotti et Savanier, et les ambitions sportives
Le président revient également sur le départ de Bruno Carotti, son ancien directeur sportif. "Il avait acté son départ. Il a été surpris quand je lui ai annoncé qu’on allait rester", confie-t-il. Il évoque aussi la surprise du départ de Téji Savanier pour Metz : "J’ai été surpris. Mais je suis content qu’il ait un club. Je lui souhaite beaucoup de bonnes choses sauf contre nous."
Pour la saison en Ligue 2, Laurent Nicollin affiche clairement l'objectif de remonter : "On se donne l’ambition de faire une belle saison. La finalité, c’est de monter." Il cite les favoris : "Quatre gros favoris émergent : Saint-Étienne, Metz, Nantes et Reims." Il compte sur l'effectif rajeuni, le plus jeune de Ligue 2, pour surprendre.
Un président déterminé et confiant pour l'avenir
Malgré les critiques, Laurent Nicollin se dit confiant et déterminé : "Je ne partirai pas avec le club en Ligue 2." Il insiste sur sa passion et son engagement : "On a encore envie de montrer qu’on est capable de faire de belles choses et de remonter le club le plus haut possible." Il conclut en évoquant la "jeunesse triomphante" de Montpellier, espérant que cette génération marquera l'histoire du club.



