Neuf anciens maires de la Communauté de communes de la Vallée de l'Hérault (CCVH) ont reçu la médaille du Sénat des mains d'Henri Cabanel, sénateur de l'Hérault. Cette cérémonie s'est déroulée ce jeudi, alors que le parlementaire effectue son dernier tour de piste du département avant de clore son deuxième et ultime mandat. Les récipiendaires totalisent plus d'un siècle d'engagement au service de leurs communes.
Un hommage sans arrière-pensées
Henri Cabanel a remis cette distinction "sans arrière-pensées", formulant le souhait de rendre hommage à l'implication de ces élus. Alors que "la culture citoyenne se délite", le sénateur a tenu à honorer "cet engagement que vous avez apporté à vos concitoyens et qui n'est, à mon avis, pas suffisamment perçu, reconnu". Il a insisté sur le contexte difficile : "Il y a de plus en plus de normes à prendre en compte. Le mandat et la société se complexifient. Être maire n'est pas simple mais vous êtes les piliers de la République."
Cabanel a également évoqué les agressions subies par les maires : "Récemment, le maire d'Aniane a été agressé. Il y a presque, chaque année, près de 3 000 agressions, et cela augmente." Selon les données citées, le nombre d'agressions de maires en France avoisine les 3 000 par an, un chiffre en hausse.
Les neuf anciens maires distingués
La médaille du Sénat a été remise à : Marie-Françoise Nachez, deux mandats de maire à Arboras ; Bernard Gouzin, maire de Jonquières pendant 35 ans ; Claude Carceller, 31 ans à la tête de Montpeyroux ; Jean-Pierre Gabaudan, maire de 2017 à 2026 ; Jean-Luc Darmanin, maire de Saint-Pargoire de 2019 à 2026 ; Jean-Pierre Bertolini, maire de Saint-Paul et Valmalle de 2001 à 2026 ; Daniel Jaudon, maire de Tressan de 2018 à 2026 ; Robert Siegel, maire de 2020 à 2026, aujourd'hui 3e adjoint. Pour la plupart, ces anciens premiers magistrats sont devenus maires après avoir été conseillers municipaux et/ou adjoints.
Un total de 85 maires distingués d'ici septembre
D'ici fin septembre, Henri Cabanel aura distingué 85 maires de l'Hérault qui ne s'étaient pas représentés en mars 2026. Le président de la CCVH, Jean-François Soto, a salué une initiative perçue comme "une marque de respect pour ces gens qui se sont engagés. Il est devenu très difficile d'assumer ce mandat. Aujourd'hui, la moindre étincelle prend des proportions très importantes." Il a ajouté : "Cela a été un plaisir de travailler avec vous. Vous n'êtes plus maires depuis mars et on vous retrouve en pleine forme, la fameuse charge mentale, dont on parle souvent, a dû descendre d'un cran…"
Marie-Françoise Nachez, ancienne maire d'Arboras, a confirmé : "Au soir du deuxième tour, j'ai senti le poids qui reposait sur mes épaules s'envoler." Plusieurs anciens édiles ont témoigné d'agressions qu'ils avaient subies au cours de leur mandat.



