Cyclamen dans la tourmente : nouvelles révélations et colère persistante
Alors que le spécialiste du recyclage de métaux non ferreux Cyclamen tente de s'implanter sur la ZAC Viaduc 2 à Millau, la polémique ne faiblit pas. Après de nouveaux témoignages de riverains en Moselle, le collectif Vigilance Environnement Millau (VEM) appelle à une mobilisation ce samedi 25 avril. En parallèle, un arrêté préfectoral récent vise le site mosellan de l'entreprise, relançant les inquiétudes sur les émissions de poussières et leurs impacts sanitaires.
Un optimisme de courte durée
Cyclamen se félicitait récemment de la levée partielle des mises en demeure pour son site d'Éguelshardt, en Moselle. Mais pour VEM, cette annonce ne doit pas masquer les problèmes persistants. « Permettez-nous de ne pas partager cet enthousiasme », déclare le collectif dans un communiqué. « Des non-conformités majeures demeurent, notamment sur l'impact sanitaire des poussières émises, qui n'a toujours pas reçu de réponse officielle. »
Le 9 avril 2026, la préfecture de la Moselle a imposé un nouvel arrêté de prescriptions environnementales, exigeant des analyses complémentaires sur les émissions atmosphériques. « Le champagne a été sabré un peu vite », ironise VEM, soulignant que le dossier est loin d'être clos.
Des témoignages accablants en Moselle
Des riverains du site mosellan rapportent des dépôts de poussières sur leurs habitations et des symptômes tels que des saignements de nez et des caillots sanguins. D'anciens salariés décrivent des conditions de travail exposées à des poussières abondantes, avec des problèmes respiratoires et des masques inadaptés. La préfecture exige désormais une modification du système de rejet et des analyses des émissions sous trois mois. Une réunion publique est organisée le 28 mai par le collectif Bitcherland'hair.
Emploi contre environnement : un débat toujours vif
VEM persiste dans son opposition : « Un industriel qui exploite d'abord, se conforme sous contrainte ensuite, puis renégocie encore lorsque les délais sont dépassés n'a pas sa place ici ni ailleurs. » Le collectif rejette l'idée d'un choix entre emploi et environnement, exigeant des garanties sur l'impact réel du projet. Il s'appuie sur une circulaire ministérielle du 31 mars 2026 qui préconise d'exiger une conformité dès l'origine des projets industriels.
Appel à une marche citoyenne
Face à ce qu'il considère comme une logique de « rattrapages » sous contrainte, VEM appelle à une grande mobilisation samedi 25 avril devant la sous-préfecture de Millau. « Nous ne sommes pas contre l'industrie, mais pour notre territoire, notre cadre de vie et notre avenir », affirme le collectif, qui entend exiger des projets irréprochables pour préserver l'écosystème local.



