Le Grassois Clément Russo (Groupama - FDJ United) se montre satisfait de son cinquième Tour de France, avant l'ultime étape ce dimanche entre Thoiry et Paris, réduite à 89 km avec la triple ascension de la butte Montmartre. Le puncheur-sprinteur de 31 ans a réussi à se glisser à quatre reprises dans le top 10, signant sa meilleure performance sur la Grande Boucle.
Un bilan chiffré encourageant
Russo a terminé trois fois à la 8e place (8e, 11e et 12e étapes) et une fois 6e lors de la 17e étape entre Chambéry et Voiron. "Je suis content de ma condition sur l’ensemble du Tour. Je suis rentré quatre fois dans le top 10. C’était mon objectif au départ. J’ai pu être régulier", a-t-il déclaré.
Des regrets et des espoirs pour la dernière étape
Interrogé sur ses ambitions pour l'étape finale, Russo a expliqué : "J’espère me rapprocher du top 5. Il y a encore une belle opportunité même si des puncheurs peuvent se mêler." Il se souvient de sa 18e place l'an dernier : "J’avais coincé à un tour de la fin où je n’avais pas réussi à accompagner le premier groupe." Cette année, il espère mieux performer, d'autant que le parcours avec la butte Montmartre lui convient : "J’ai bien aimé Montmartre l’an dernier. Je suis très content d’y retourner à nouveau. Il y avait une ferveur énorme. Je ne suis pas un pur sprinteur donc je me réjouis que cette bosse figure sur le parcours."
Seul sprinteur de son équipe : une gestion délicate
Russo était le seul sprinteur de la Groupama-FDJ sur ce Tour. "J’étais parfois un peu esseulé, mais les collègues ont essayé de m’aider en amont des sprints. Après, j’essayais de me faufiler. J’avais un peu des regrets sur les deux premiers car je n’étais pas dans le top 10 et ça a été un peu compliqué. Le feeling était meilleur ensuite. J’ai pu tirer mon épingle du jeu. Ça m’a fait une bonne expérience." Il admet un manque de puissance dans les derniers mètres : "Je manque un peu de puissance dans les derniers mètres. J’ai pu être un peu gentil quelques fois en perdant une ou deux places. De là à gagner, je ne pense pas. Je suis satisfait."
Une traversée des montagnes sans encombre
Malgré des étapes de montagne éprouvantes, Russo a toujours pu rester dans un groupe ou un gruppetto. "J’avais un peu de marge. Les sensations étaient plutôt bonnes même en montagne. On est resté concentré jusqu’au bout pour ne pas sortir de la course. Je n’ai pas eu trop de soucis avec les délais." Lors de l'étape-reine de ce samedi, il a terminé 77e, dans un groupe arrivé près de 40 minutes après Richard Carapaz.
Le coureur grassois aborde donc la dernière étape avec confiance, espéant conclure ce cinquième Tour par un nouveau top 10 sur les Champs-Élysées.



