Coup de tonnerre chez En Santé ! Cinq organisations syndicales, tant patronales que salariales, s'unissent pour dénoncer ce qu'elles qualifient de "coup de force" de la présidence actuelle de cet organisme de médecine du travail. Cette union inédite dans le paritarisme occitan regroupe la CFDT, la CGT, FO, le Medef et l'U2P.
Un front commun rare
Dans un communiqué conjoint, ces cinq entités critiquent la gouvernance de la structure, qui compte 20 000 entreprises adhérentes et suit près de 200 000 salariés dans les départements de l'Hérault, du Gard, de l'Aveyron et de la Lozère. Elles estiment que le président sortant, Éric Brunel, et son organisation, la CPME de l'Hérault, agissent unilatéralement depuis le 31 mars, sans concertation avec la majorité des partenaires sociaux.
Des accusations graves
Les syndicats contestataires pointent du doigt un "forcing" dans le processus de désignation des nouveaux membres du conseil d'administration. Selon eux, l'équilibre paritaire et géographique a été bafoué : quatorze des quinze représentants d'employeurs au conseil d'administration sont issus de l'Hérault, ce qui contredit la vocation territoriale d'En Santé !.
Un recours déposé devant le tribunal administratif pour empêcher l'assemblée générale du 4 juin a été rejeté, mais les cinq syndicats promettent de poursuivre leurs actions, y compris judiciaires, pour "rétablir une gouvernance saine et respectueuse du paritarisme".



