Champion et entrepreneur : le mental, clé de la réussite
Champion et entrepreneur : le mental fait la différence

Le 23 juillet, le collectif d'entrepreneurs azuréens Energia a organisé une conférence au Nice Lawn Tennis Club, le deuxième plus ancien club de France (fondé en 1890). Animée par Jean-François Bachelot, ancien tennisman professionnel classé 134e mondial en simple et 74e en double, la rencontre portait sur les parallèles entre le sport de haut niveau et la réussite entrepreneuriale. Le message central : « Tout se joue au mental. »

Les trois piliers de la réussite selon Bachelot

Jean-François Bachelot, surnommé Jeff, a identifié trois piliers essentiels : une vision claire, un plan précis et une discipline rigoureuse. Il illustre son propos avec Rafael Nadal : « Quand on lui demandait quel était son rêve, il répondait "Je veux marquer l'histoire du tennis". Ce n'était pas prétentieux, c'était son objectif. Un but précis. » Sans vision, un projet reste un rêve. Bachelot insiste : « L'échec est souvent dû à une absence de direction, jamais à un manque de talent. »

Décliner les objectifs pour progresser

Pour transformer un bon joueur en champion, il faut décliner les objectifs : annuels, trimestriels, mensuels, jusqu'aux efforts quotidiens. « Ensuite, il faut agir. C'est l'action qui mène à la réussite », ajoute-t-il. Ce principe s'applique aussi à l'entreprise : « Se fixer l'objectif de devenir riche est flou. Il faut dire "À la fin de l'année, le chiffre d'affaires doit être de 10 millions d'euros" et décliner. »

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Programmer son cerveau pour réussir

Bachelot évoque Michael Jordan : « Quand il shootait, il voyait le ballon dedans. Il visualisait sa réussite. Le cerveau travaille plus efficacement avec une image précise de la finalité. » Il préconise de bâtir un environnement performant : s'entourer des bonnes personnes, organiser les espaces de travail et les routines, puis viser une progression quotidienne de 1 %. « Ce qui ne se mesure pas ne s'améliore pas », rappelle-t-il. Il faut aller chercher la critique et « aimer souffrir », car la douleur du travail acharné est bénéfique à long terme.

Accepter l'échec et rebondir

Pour l'ancien sportif, « l'échec, l'erreur, le doute font partie d'une carrière, d'une vie, comme d'une vie de patron. Il faut savoir accepter, analyser, se pardonner et passer à autre chose. » Le gagnant n'est pas celui qui ne perd jamais, mais celui qui n'abandonne jamais.

Le mot de la présidente d'Energia

Claire Peradotto, cheffe d'entreprise et présidente d'Energia, a conclu : « Notre métier, c'est d'avoir une vision à long terme de notre entreprise. C'est important pour nous comme pour les collaborateurs. Ensuite il faut avancer dans cette direction, ensemble. Quant à aimer souffrir, on le sait trop : tous les jours il faut résoudre des problèmes. Personne n'aime ça, mais c'est ainsi qu'on avance vers l'objectif. » Elle a d'ailleurs renoncé au concert de Sting pour honorer un dîner de travail, illustrant la discipline nécessaire.

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