Le gouvernement a dévoilé, ce mercredi, les grandes orientations du budget de l'État pour 2027. Ce cadrage budgétaire, présenté en conseil des ministres, fixe les priorités de la dernière année du quinquennat. Il s'articule autour d'un objectif central : la réduction des déficits publics. Selon le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, il s'agit de « ramener le déficit public sous les 3% du PIB en 2027 ». Pour y parvenir, l'exécutif table sur une trajectoire de finances publiques « crédible et soutenable ».
Un effort d'économies de 40 milliards d'euros
Pour tenir cet objectif, le gouvernement prévoit un effort d'économies de 40 milliards d'euros sur la période 2025-2027. Ces économies seront réalisées grâce à une « revue des dépenses publiques » et à une « modernisation de l'action publique ». Le ministre a également annoncé une « stabilisation en valeur » des dotations aux collectivités territoriales, qui devront participer à l'effort. Les ministères devront, quant à eux, maîtriser leurs dépenses de fonctionnement, avec une baisse de 0,5% de leurs crédits hors dépenses de personnel.
La défense, priorité budgétaire
Malgré cet effort, certaines priorités sont préservées, à commencer par la défense. Les crédits de la mission Défense augmenteront de 2,3% en 2027, conformément à la loi de programmation militaire. Cette hausse permettra de poursuivre la modernisation des armées et de maintenir le format des forces. Le ministère des Armées bénéficiera également de ressources exceptionnelles, notamment issues de la vente de fréquences hertziennes. Autre priorité : la transition écologique, avec une hausse de 1,5 milliard d'euros des crédits dédiés au financement de la rénovation énergétique des bâtiments publics.
Des recettes en hausse grâce à la croissance
Du côté des recettes, le gouvernement table sur une croissance de 1,4% en 2027, après 1,1% en 2025. Cette croissance, portée par la consommation des ménages et l'investissement des entreprises, devrait générer des recettes fiscales supplémentaires. Le gouvernement mise également sur la poursuite de la baisse du chômage, avec un taux de 7,2% en 2027, contre 7,5% prévu en 2025. Ces hypothèses, jugées « prudentes » par Bercy, devront être confirmées par le Haut Conseil des finances publiques.
Une consultation des partenaires sociaux
Avant la présentation du projet de loi de finances à l'automne, le gouvernement va consulter les partenaires sociaux et les associations d'élus. Cette concertation portera notamment sur la réforme de la fiscalité du patrimoine et sur la mise en place d'une « contribution temporaire » des grandes entreprises. Le ministre de l'Économie a précisé que ces consultations se dérouleront « dans les prochaines semaines ». Le projet de loi de finances pour 2027 sera présenté en conseil des ministres fin septembre, avant son examen au Parlement à partir d'octobre.



