Le Mas Galon, situé entre Le Pouget et Pouzols dans l'Hérault, connaît un succès croissant depuis son ouverture il y a deux ans. Ouvert du 1er mai au 31 octobre, le lieu emploie une quinzaine de salariés en saison et limite sa capacité à 400 visiteurs par soir, conformément aux réglementations ERP. Ce domaine verdoyant est devenu un rendez-vous incontournable pour les habitants du secteur, séduits par son cadre naturel et ses animations musicales.
Un projet familial ancré dans le terroir
À l'origine de cette aventure, Alice et Mickaël Laencina, frère et sœur, épaulés par Romain Di Costanzo, responsable de l'entretien et des animations. Avant le Mas Galon, le duo tenait le restaurant La Bodega à Clermont-l'Hérault. « Ça faisait trop cantine pour nous, on avait envie de nature », confie Alice. Le domaine s'étend sur un vaste espace décliné en plusieurs zones, bien loin de leur projet initial. « À la base, on imaginait quelque chose de plus petit, mais on est finalement tombés amoureux du lieu », sourit la gérante. Un projet qui aura mis deux ans à prendre forme, avec une grande partie des travaux réalisés par leurs soins.
Un ancrage local et une clientèle fidèle
Le Mas Galon a très rapidement conquis les habitants du secteur. « Ça leur permet d'éviter de prendre la route jusqu'à Montpellier et Béziers. Au niveau écologique comme en termes de sécurité routière, c'est vraiment un bon point », ajoute Romain. Sur place, une double formule est proposée : le restaurant à proprement parler, et une partie « annexe », où les clients viennent boire un verre et profiter des animations. Côté cuisine, Mickaël revendique une ligne simple : « On propose une cuisine traditionnelle. » Une régularité qui semble payer puisque les habitués anticipent même leurs prochaines visites : « Ça arrive qu'ils réservent dès la fin de leur repas. »
Une gestion maîtrisée et des perspectives sereines
Le Mas ferme ses portes à une heure du matin, les animations musicales s'arrêtant à minuit. Conformément aux réglementations ERP auxquelles l'établissement est soumis, « on doit se limiter à 300-400 personnes par soir. Parfois, on est donc obligés d'en refuser quasiment le double. Il y a de la demande », se réjouit Romain. Au fil des mois, une relation de confiance s'est nouée avec la clientèle : « Les clients sont très investis, ils s'approprient les lieux, sourit Romain. Une fois, ils ont même proposé d'apporter leurs propres chaises ! » Autre motif de fierté pour l'équipe, la mixité générationnelle qui s'est installée naturellement avec « des tables de personnes âgées à côté des jeunes ». Une réussite que l'équipe attribue aussi au soutien des collectivités : mairies du Pouget et de Pouzols, ainsi que Jean-François Soto. De quoi voir venir la suite avec sérénité.



