Après les démissions de Jean-Baptiste Aldigé, le président du Nissa Rugby, et de Patrice Prévot, celui de l'association, la ville de Nice prend la parole pour démontrer qu'elle accompagne le club. Benoît Kandel, l'adjoint aux Sports de la ville de Nice, a répondu aux critiques en soulignant l'engagement financier exceptionnel de la municipalité.
Un soutien financier sans précédent
« La ville de Nice a toujours pris sa responsabilité dans le dossier et elle a accompagné le Nissa rugby comme aucune autre collectivité n'a accompagné aucun autre club de Pro D2 », explique Benoît Kandel. « Notre engagement est massif et on est au maximum de ce que les collectivités territoriales sont autorisées à apporter en termes de subventions. On a engagé 3,5 millions sur la saison 2025-2026 (réparties entre la SASP et l'association). Il faut ajouter à cela, les aides de la Métropole qui apporte 243 000 euros et du département des Alpes-Maritimes, qui a porté son effort jusqu'à 647 000 euros ».
L'élu l'assure, la ville de Nice est la plus généreuse du paysage français. « Toulouse bénéficie d'une subvention de 900.000 euros. Montauban, qui redescend, c'est 800.000 euros. Grenoble, et Béziers, c'est un million d'euros. Notre apport, c'est colossal ».
Les raisons des démissions
Vendredi, Jean-Baptiste Aldigé et Patrice Prévot ont démissionné, prétextant que les « conditions n'étaient plus réunies ». Ces conditions sont surtout financières. Il manquerait au moins 2,5 millions d'euros dans les caisses. Les dirigeants niçois espéraient un nouveau coup de pouce des collectivités. Cependant, la ville de Nice estime avoir déjà fait le maximum.
Selon Benoît Kandel, la ville de Nice accepte de fournir cet effort car le club niçois ne bénéficie pour l'instant pas d'infrastructures concurrentielles (3000 places pour le stade Marcel-Volot), en attendant la construction du nouveau stade de 12 500 places, à l'horizon 2029-30.
L'avenir du club en suspens
« Jusqu'en 2029, on est d'accord pour accompagner le club, c'est pour ça qu'on est au maximum de ce que l'on peut faire. La procédure du futur stade est lancée, pour un coût prévisionnel de 84,8 millions d'euros. Quant à la tribune provisoire de 1400 places, on est d'accord pour la faire, pour aider encore plus le club dans ses hospitalités ».
En attendant l'édification de cette tribune, l'urgence financière est là, avec une reprise de la saison qui est fixée le 27 août contre Biarritz et un président démissionnaire, à l'heure où les effectifs se constituent. Benoît Kandel ne veut pas croire à la menace d'une rétrogradation administrative, en raison d'un problème budgétaire.
« On a été surpris par ces démissions, mais on garde notre sang-froid. On va trouver les conditions du maintien parce que le rugby en Pro D2 à Nice, c'est quelque chose d'important. Mais il va falloir que l'actionnaire actuel (Sport Inside Europe, composé de 6 actionnaires dont Louis Vincent Gave) prenne une décision. Nous, on ne laissera pas tomber le rugby. On continuera d'accompagner fortement le club professionnel et l'association. Mais chacun doit assumer ses responsabilités. Il faut aussi que les actionnaires nous disent ce qu'ils ont envie de faire. Parce que le modèle de la SASP (société anonyme sportive professionnelle), ne peut pas reposer majoritairement sur la subvention ».
Avant d'avancer l'argumentaire d'une possible vente. « Soit les actionnaires donnent au club les moyens financiers pour poursuivre son développement, pour consolider son modèle économique, soit l'actionnaire considère qu'il n'est plus capable de porter ce projet. Et dans ce cas, il doit permettre l'arrivée de nouveaux investisseurs en mettant le club en vente ».



